Archives mensuelles : mars 2012

Kyle Eastwood : Il a le groove !

Le Jazz en héritage

S’il affiche une certaine nonchalance, il n’en est pas moins déterminé. Kyle Eastwood est bien le digne fils de son célèbrissime père, dont il évoque sans aucun état d’âme les relations. Grand, l’œil malicieux, il laisse pourtant paraître une certaine timidité, qui est loin d’être feinte. Il dit que la basse l’a choisi plus qu’il ne l’a choisie… Installé à Paris depuis quelques années, il dit trouver ici davantage d’inspiration. Il est actuellement en tournée avec  “ Songs from the château” son quatrième album qui confirme sa place dans les hautes sphères du jazz… Il nous accorde un peu de son temps, et nous parle de tout… sans complexe aucun !

Parlez-nous de ce dernier album !

Kyle Eastwood : J’ai commencé à travailler sur l’écriture de cet album l’an passé alors que je sillonnais les routes en tournée avec mon groupe. Une fois celle-ci achevée nous avons, çà et là, testé certains morceaux afin de sonder la réaction du public. Cela nous a aussi permis de réajuster certains arrangements avant de passer à la finalisation de l’album. Et puis lorsque l’heure est enfin venue de passer à l’enregistrement, je n’avais pas envie de me retrouver enfermé dans un studio traditionnel. C’est alors qu’un de mes amis m’a proposé de m’installer dans un château du bordelais dont il connaissait les propriétaires, qui allaient en être absents tout l’été. Comme vous pouvez l’imaginer, il n’y avait pas de studio équipé sur place. Nous avons donc enregistré dans des conditions de “live”. D’où le titre : “Songs from the château”.

Quels sont vos premiers souvenirs de Jazz et plus largement de musique ?

Kyle Eastwood : Mes premiers souvenirs de jazz et plus généralement de musique, sont liés à mes parents qui tous deux sont de grands mélomanes. Cela me fascinait de regarder mon père jouer du piano… Et lorsqu’il ne jouait pas d’un instrument, il écoutait de la musique. Il y a ainsi toujours eu beaucoup de musique dans ma vie… du jazz, du blues, Johnny Cash, Count Basie, Duke Ellington, Miles Davis. Et puis il m’emmenait assister à certains concerts où il n’était pas rare que je sois le plus jeune… Pour finir j’ai également eu la chance – toujours grâce à mon père -, de rencontrer certains grands artistes au cours de mon enfance. Tout cela fait que la musique est rapidement devenue pour moi une évidence.

Adolescent, vous vouliez être réalisateur, qu’est-ce qui vous a fait changer de route ?

Kyle Eastwood : Comme vous pouvez l’imaginer, j’ai grandi dans un univers cinématographique. Je voyais mon père partir sur les plateau de tournage, quelques fois je l’y accompagnais. J’ai vu beaucoup de films durant toute mon enfance, mon père me faisait partager sa passion pour le cinéma des années 30, 40, 50 et 60. La fabrication d’un film m’intéressait davantage que le jeu de l’acteur en lui seul, j’ai donc envisagé de devenir réalisateur. Mais en grandissant, la musique a pris de plus en plus d’importance dans ma vie, jusqu’à s’imposer à moi sans que je puisse lutter.

Pourquoi n’avez-vous pas choisi la voie “la plus facile”, la plus évidente peut-être, de travailler dans le cinéma comme votre père ? Pourquoi la musique ?

Kyle Eastwood : J’ai grandi avec le cinéma et la musique. La facilité n’était pas mon critère de choix. D’ailleurs devenir acteur n’aurait sans doute pas été plus facile lorsque votre père s’appelle Clint Eastwood. J’ai avant tout écouté mon cœur et mes envies profondes. C’est vers l’âge de 18 ans que j’ai sérieusement envisagé de faire de ma passion mon métier. J’ai donc commencé à prendre des cours privés avec de très bons professeurs et à travailler la musique des heures et des heures quotidiennement.

Pourquoi le jazz ? On dit que vous avez hérité de votre père cette passion ?

Kyle Eastwood : Pourquoi le jazz plus particulièrement ? Je ne saurais vous répondre précisément. Oui, c’est exact mon père est un passionné de jazz et il m’a transmis le virus. Je crois tout simplement que le jazz fait partie de ma vie depuis toujours. Le  premier concert auquel mon père m’a emmené fut un concert de Count Basie, j’étais tout gamin, mais cela swinguait et me faisait vraiment vibrer, c’était fabuleux. J’adorais la basse, la contre-basse, les percussions…

Qu’évoque pour vous le Jazz que vous ne trouvez pas dans les autres styles musicaux ?

Kyle Eastwood : Le jazz, c’est la liberté d’expression. Il y a davantage d’interactions entre les musiciens, c’est comme une conversation.

Est parce que le jazz est plus  une musique de “feeling”  qu’il vous attire tant ?…

Kyle Eastwood : Oui, ce n’est pas toujours une musique parfaite, les partitions bougent, évoluent, d’un musicien à l’autre elles se jouent différemment, mais cela reste bon, et c’est ce qui est exaltant, excitant et satisfaisant avec cette musique. C’est presque télépathique.

Pourquoi la basse ? As-tu joué d’autres instruments ?

Kyle Eastwood : J’ai commence par le piano, puis la guitare électrique vers 14 ans, la basse et la contre-basse sont ensuite venues naturellement. J’aime le rythme qu’elles permettent, les vibrations qui s’en dégagent. C’est sans doute la basse qui m’a choisi !

Lorsque vous composez, qu’est ce qui vous inspire ?

Kyle Eastwood : Beaucoup de choses m’inspirent : mes voyages, certaines autres cultures, les gens que je rencontre, le quotidien.

Je trouve que dans votre interprétation du jazz vous mettez un certain humour que cette musique a un peu perdu …

Kyle Eastwood : Merci, c’est en tout cas ce que j’espère parvenir à faire. Le jazz est une musique très différente des autres, très permissive, très ouverte, et pourtant le milieu du jazz est souvent trop sérieux et trop centré sur lui-même en effet !

 

–       Vous avez dit : “Mon but est de jouer, de prendre du plaisir, de produire la meilleure musique possible”

Kyle Eastwood : Oui, c’est ce que chaque musicien tend à faire je pense. Il est indispensable que je prenne du plaisir à jouer ce que je joue, à être sur scène afin de pouvoir produire une musique de qualité et partager mon plaisir avec les autres, ne pensez-vous pas ?

Propos recueillis par Carole Schmitz

– 15/03/2012 : LA CIGALE PARIS 


– 19/05/2012 : Jazz à Alfortville

www.kyleeastwood.com

Un petit paradis golfique…

SEJOURS
Coup de coeur

Il y a des réminiscences de Out of Africa au Jiva Hill Park, dont les six lodges privatifs avec jardin, conçus par le designer Jean-Philippe Nuel – www.jeanphilippenuel.com -, ont scellé pour moi, une fidélité avec des retours programmés à cette adresse, dans un futur plus ou moins proche. Et le meilleur indicateur n’est-il pas, lorsque l’on rencontre un lieu pour la première fois, de se dire instantanément que l’on y reviendra dès que possible, et cela malgré les autres sollicitations liées à notre activité de critique ?

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J’ai donc lâché mes résistances pour vivre l’instant présent et avaler goulûment ce bol d’air incroyable, très accessible puisque situé à quelques kilomètres de Genève : en effet comment ne pas succomber ? Cet établissement est un véritable accroche cœur posé sur une ligne d’horizon définitivement golfique, à fréquenter de préférence avec sa belle pour lui proposer des balades en hélicoptère à défaut du vieux coucou emprunté par Robert Redford et Meryl Streep qui dérangeait les flamand roses en survolant le paysage kenyan, pour rester fidèle à la même référence cinématographique… Puis récolter les œillades de la dulcinée renversée par la ballade aérienne, plus amoureuse que jamais… Cet endroit est un cocon idéal, parole de romantique ! D’autres y trouveront plutôt des faux airs de chalet de haute montagne. Chacun ses références : pour moi, c’est l’Afrique !

Grâce au Jiva Hill : on y est, où que l’on veuille être, on s’y croit, on peut tout oublier, à quelques kilomètres seulement des pistes lorsque la saison s’y prête et à proximité de toutes les capitales européennes en avion ou train… Des sauts de puce. A noter que l’accueil du directeur charmant est formidable, et cela dans tous les sens du terme. Je souligne également une masseuse incroyable, des chambres chaudes (température idéale), avec une vue tellement apaisante entre les remous de la piscine et la verdure d’un gazon magnifique, un service fluide qui vous porte d’un moment à l’autre, tout en justesse. Et mon coup de cœur pour le manège couvert et les chevaux particulièrement bien soignés pour boucler le rêve d’un séjour qui vous satellise dans un univers parallèle, entre deux congrès ou obligations professionnelles. Une halte nécessaire dans ce monde de brutes… Une villégiature chic et contemporaine à prescrire à ceux que vous aimez et qui vous aiment. Comme un remède cinq étoiles Luxe, à toute sorte de peine… A consommer de toute urgence, please !

JIVA HILL PARK

www.jivahill.com/

Route d’Haree  01170 Crozet
04 50 28 48 48