Archives mensuelles : janvier 2013

Une oeuvre, un cabinet de curiosités

Coup de coeur

Rendez-vous fixé avec Benoît Rondot à La Baule pour une découverte de ses œuvres dans la Galerie où il expose hors de l’atelier, jusqu’à fin janvier : 71 avenue de Gaulle.

L’artiste est dans l’arrière-boutique : son atelier, et, travaille ; Une atmosphère bien particulière On laisse à la porte un monde « Bling Bling », on entend Sinatra dont le vieux disque grésille sur un tourne-disque « collector. Benoit Rondot nous projette dans son cocon, hors du temps. Un physique à la « Tom Cruise »  un regard scrutateur et profond, de tête chercheuse. De prime abord, cet homme n’est pas bavard , il est discret, « comptant ses mots. Une immersion dans un monde calme, matinée de fébrilité, avec ce créateur issu des Beaux- arts de Nantes diplômé en 1989 –DNSEP – avec félicitations du jury qui expose et dont les toiles sont entre autre à Londres Paris , New York (collections privées). Et voilà, il va falloir parler, monsieur Rondot ! Découvrant son univers, j’énonce ma première question.

PHOTO-TEXTEPourquoi ce travail en amont de vos toiles ? Sa réponse est sans ambiguïté : « Mon objectif premier est de ne pas voir la toile d’où ce marouflage « fait maison » « ; alors il peut travailler les objets d’antan et d’aujourd’hui. Avec une préoccupation somme toute bien dans le temps : «  Qui sommes-nous, qu’allons-nous laisser, en partant ? ». Son travail, si original, est un travail de peintre historien, allié à une volonté de transcender le temps qui passe et redonner vie à l’objet : moteurs d’avion, ampoules et bobines électriques, montres prestigieuses .Nul autre que lui n’est aujourd’hui à même de créer puis de décrire ces mécanismes tellement précieux que l’horloger traduira comme prodigieusement aboutis…

Sont déclinés : moteurs, montres, locomotives, bacilles, carte routière et agglomérations ainsi mis à nu, par l’artiste. Question: Pourquoi un moteur en point de départ? Pour arriver à un univers cosmique en déclinant ces matériaux si spécifiques en de multiples facettes. Qu’est qui vous passionne ? « Laisser des traces ». Benoit Rondot n’a pas peur de parler de ses œuvres, utilise des termes « comme peinture fossile », il aborde aussi sa volonté de laisser percer à travers elles, un climat poétique. Vos motivations aujourd’hui ? Créer une véritable cosmogonie, basée sur un colossal travail avec toutes mes archives personnelles.

Des projets ? Perdre l’échelle, se retrouver dans l’univers, faire rêver les gens. Le temps presse, il faut conclure. Alors Benoit Rondot confie : Maintenant les nanotechnologies développent un autre champ visuel ; ces objets de notre quotidien, issus souvent de notre héritage, disparaissent ; il faut leur redonner un avenir. De ces toiles aux couleurs acidulées dont lui seul a le secret, d’une technique irréprochable et originale, de modèles tels les montres mis à nu ,on ne peut que ressentir une admiration immense, se trouver sous le charme, et ne plus voir ce travail phénoménal , abouti , de cet artiste atypique et tellement original ; Il nous livre en confidence un dernier message : « Mon œuvre est un cabinet de curiosités. Une banque d’images ; il a toujours été important pour moi de créer mon monde, de ne pas ressembler à ce qui existe déjà. J’ai créé mon style, c’est une cuisine particulière : une toile, oui, mais surtout une structure aux couleurs acidulée qui n’est jamais la même, en fonction de l’heure du jour et de la luminosité qui s’y attache, en mouvement permanent ; j’ai mis du temps à trouver mon monde ! 5 ans voir plus … » Merci Benoît Rondot.

Artiste Coup de cœur LCV Magazine.

Retrouvez ses œuvres sur son site : www.benoitrondot.com

 

Patrick Massiah, Comédien dell’arte !

Corde sensible
Coup de coeur

L’homme est exigeant, passionné, à fleur de peau et à des années lumière du monde factice dans lequel on l’imagine… L’œil rieur, le sourire charmeur, Patrick Massiah est avant tout quelqu’un d’authentique, pétri d’humour et de générosité. Il aime l’échange et la relation à l’autre. Touche à tout bien ancré dans son époque, il est aussi nostalgique à ses heures, et attache une vraie importance aux traditions, au partage et à la transmission. Très éclectique dans ses choix artistiques, il surprend souvent. En 1999, il crée “la Compagnie Le Tapis Volant”. Acteur et metteur en scène engagé, il est aussi très sensible à la cause des personnes handicapées. Aussi, lorsqu’il endosse le costume de « Mr Butterfly » d’Howard Buten, son jeu est juste, simple et terriblement impressionnant presque magique. Sur les planches ou devant la caméra – comme prochainement dans « Monseigneur Lustiger » -, sa curiosité le pousse à explorer toutes sortes d’horizons qui jour après jour nourrissent encore et encore son histoire… Rencontre…

Racontez-nous votre rencontre avec le cinéma…

Patrick Massiah : Si je dois remonter au plus loin dans mes souvenirs, je dirais que c’était au ciné-club de mon école primaire, Saint Hélène à Nice – C’était une école publique, et le vendredi après-midi c’était cinéma. Mes 2 premiers films ont été « FanFan La Tulipe » avec Gérard Philippe et « La Belle et la Bête » avec Jean Marais ! Et puis il y avait aussi ces moments avec mon père qui me faisait voir le film du dimanche après-midi souvent avec Spencer Tracy… Puis beaucoup plus tard, les films Italiens des années 70… « Affreux Sales et Méchants », « I nuovi mostri »…que j’allais voir Place Garibaldi au Mercury…

Le jour où vous avez décidé de faire du cinéma?

Patrick Massiah : En fait, j’ai surtout décidé de faire du théâtre. Pour moi le cinéma c’était un rêve et le théâtre une réalité… Il y eut ensuite ma rencontre avec Julien Bertheau qui m’a trempé dans le théâtre comme des Hassid rentrent dans l’étude de thora !! Mais au fond, je pense que cela c’est imposé à moi comme une évidence car depuis tout petit j’imitais toute ma famille, mes tantes Italiennes ou mes tantes argentines… Mais, c’est Michel Drach qui m’a mis le pied à l’étrier en me donnant mon premier rôle avec Jean Carmet et Claude Brasseur dans Maupassant. J’étais encore au lycée.

Quels sont les acteurs, ou les films qui vous ont donné envie de faire ce métier ? Pourquoi ?

Patrick Massiah : La révélation, le déclic, ce fut Philippe Noiret dans « le vieux fusil, dans la scène où il met un mouchoir pour ne pas hurler car sa famille a été exterminé… C’est cette scène qui m’a fait dire : Je veux faire cela ! Je veux ressentir ces émotions, et les faire passer…

Que faut-il pour être un bon acteur ?

Patrick Massiah : Ohhh ! Et bien, je dirais lire des romans, comme me l’a dit un jour Jean Pierre Bisson… mais aussi regarder les gens ! Et surtout, Vivre, vivre intensément.

Pour entrer dans la peau de vos personnages il vous faut … ?

Patrick Massiah : Je pense que c’est surtout le personnage qui entre dans votre peau…

A la lecture de votre parcours, on peut noter que vous êtes souvent seul sur scène. Pourquoi ce choix ?

Patrick Massiah : Je suis un être impatient. Les projets se montent plus vite tout seul… Ce qui pour moi est une bonne raison d’être seul sur scène. Mais jouer avec mes camarades cela me manque de temps à autre, et dans ces moments j’ai plaisir à partager la scène ou l’écran avec eux et de me laisser porter !

Théâtre ou cinéma … où vous sentez vous le plus libre ?

Patrick Massiah : Un spectacle c’est comme une maison. Je dirai donc que le théâtre c’est ma maison. Quant au cinéma, je ne sais pas si je peux dire que j’ai commencé ! (rire)

Vous jouez, vous adaptez, vous mettez en scène… et l’écriture alors ?

Patrick Massiah : Joker…

L’enfance tient une place importante dans votre travail, y a t-il une raison particulière à cela ?

Patrick Massiah : Je crois que c’est inconscient et ensuite quand on se retourne sur ses spectacles on réalise que l’on a un noyau dur d’obsession. Chez moi, c’est l’enfance, la famille, la mémoire et la différence et aussi la solitude…

En adaptant au théâtre le roman d’Howard Buten, vous avez « rencontré » le monde du handicap, cela a-t-il changé votre vision du monde ?

Patrick Massiah : Le monde du handicap, je l’ai côtoyé bien avant ce spectacle ! En 1984 9 jours avant de présenter le Conservatoire National, j’ai eu un grave accident de scooter. Un type a brûlé un feu rouge et paf le chien ! 2 ans d’hosto au Centre Hélio Marin de Vallauris…c’était ma première approche du handicap… physique. Avec « Mr Butterfly », j’ai ensuite découvert le handicap psychique… Deux mondes très différents qui m’ont en effet permis de voir le Monde différemment, j’ai appris a prendre du recul sur les événements.

Vous y faite un numéro d’acteur assez impressionnant…

Patrick Massiah : Merci. Que voulez-vous que je réponde à pareil compliment ? Oserais-je dire que ce sont les grands textes qui font qu’on se sent bien dedans. Et le contexte agréable, l’ambiance favorable… Il y a des rencontres entre un texte et un acteur qui nous dépassent.

Cette pièce que vous avez joué plus de 350 fois déjà, a néanmoins du en déranger plus d’un, n’est ce pas ?

Patrick Massiah : Oui, évidemment que cette pièce bouscule, mais elle fait rire aussi, et elle porte de l’amour et de la tendresse. Certains jeunes sont devenus éducateurs spécialisés grâce au spectacle ! C’est une pièce que je continue de jouer à chaque fois que j’en ai l’occasion, avec le même bonheur… 10 après la première représentation.

Selon vous qu’est ce qui justement dérange le plus dans la différence au sens large du terme ?

Patrick Massiah : La différence justement ! (Rire). Mais ne sommes nous pas tous le différent de « quelqu’un »… ?

Que vous ont appris ces personnes que l’on dit « différentes » ?

Patrick Massiah : La liberté avant tout. Ils m’ont réappris une certaine liberté d’acteur en faît. Ils n’entrent pas forcément dans les codes sociaux standards, cependant, ils ont un grand sens du respect de l’autre et sont très conscients lorsque la société les rejette. Et puis, ils voient et savent des choses que nous ne voyons pas. Quant à moi, je les côtoie comme un camarade, un invité…

Vous avez joué ce spectacle plus de 350 fois, et il vous a valu le prix spécial du jury citoyenneté et handicap de l’ADAPT. Que représente pour vous ce prix ?

Patrick Massiah : Sans hésiter, je dirais que c’est : Mon Molière à moi !!! J’ai joué ce spectacle partout dans des théâtres, des vrais, des beaux, mais aussi dans des salles plus lugubres. Puis hors les murs, dans des centres pour personnes en situation de handicap, des ESAT, des IME, des IMP… J’ai passé des journées entières dans ces centres et le soir, je jouais devant les patients, les soignants, les familles d’accueil… Après le spectacle, j’échangeais avec le public. Je l’ai également jouer en entreprise pour sensibiliser les salariés. Mais je n’ai rien inventé, j’ai simplement pensé à Jean Dasté. Vous savez, c’est impressionnant hors les murs, quelquefois même ma régisseuse et créatrice lumière Anne Coudret elle-même n’en revenait pas. Vous arrivez seul et puis tout à coup, c’est le tourbillon au milieu de la folie, la vraie. Et puis vous repartez seul, chargé de toutes ces émotions, de toute ces rencontres… Exactement comme au théâtre !

Que pensez-vous de cette phrase : “L’art est le fruit le plus élevé de ce que l’homme peut créer. » ?

Patrick Massiah : C’est pas le sujet que j’aurais choisi au bac !!! (rires). Lorsque l’on parle des grands maîtres comme Renoir, Mozart et d’autre, je suis bien évidemment d’accord avec cette phrase. Pour ma part, la chirurgie se place bien au-dessus de l’art… Un anévrisme de l’aorte bien opéré, ou un pontage, n’est ce pas de l’art aussi… D’ailleurs, Jacques Brel disait : « Nous sommes une aspirine pour  le public! »

Quel est le plus beau compliment que l’on vous ait fait ?

Patrick Massiah : Je crois que chaque compliment que l’on me fait est beau… Il y a eu par exemple,après une représentation de Monsieur Butterfly, une fille IMC « Infirme Moteur Cérébral » qui m’a dit : « Merci de faire des spectacles sur nous… » Et puis, Jean Pierre Carasso le magnifique traducteur des premières pièces de Howard Buten m’a dit : « On ne se rend plus compte que ce n’est pas toi qui a écrit le texte… ». Une autre fois, une spectatrice m’a comparé à Richard Fontana… J’ai eu « le melon » pendant 2 jours ! Et récemment, sur le film « Monseigneur Lustiger » que je viens de tourner aux côté de Laurent Luca, Pascal Grégory, Bruno Todeschini et Audrey Dana où je joue le Grand Rabbin Sirat, le réalisateur Ilan Duran Cohen m’a dit des choses que je garderai pour moi, et qui m’ont donné énormément confiance en moi… Mais la confiance… elle va et elle vient !

Quelles sont aujourd’hui vos envies ?

Patrick Massiah : Combien de pages avons nous ? (NDLR : rires). Monter la vie de Galilée de Bertol Brecht. Jouer Mascarelli dans l’Etourdi de Molière, Le Neveu de Rameau, Le Misanthrope, une pièce de Florian Zeller ou Eric-Emmanuel Schmitt…. Jouer un grand escroc au cinéma… et pour reprendre mon « Joker », me mettre à écrire une pièce ou un scénario.

Vos projets ?

Patrick Massiah : J’ai de nombreuses envies, mais plus précisément, je voudrais finir de mettre en boite un documentaire sur mes parents décédés que j’ai filmés il y a 13 ans… Je joue une pièce sur L’AVC d’après l’histoire vraie de Laetitia Bohn Derrien qui a eu un Lock-in Syndrom et qui est revenue à la vie ! Une magnifique histoire d’amour en plus !Il y a également un programme court en préparation, un solo encore et une pièce très drôle à 6 personnages de Jean Claude Dannaud.

Interview : Carole Schmitz – Photos : Jean-François Deroubaix

www.tapisvolant.eu

Pour visionner la bande annonce de MONSIEUR BUTTERFLY cliquez sur ce lien

http://www.youtube.com/watch?v=bn3es227bu4

 

Remerciement à l’hôtel Baltimore – « M Galerie Collection »

 

88Bis, Avenue Kléber (Paris 16ème)

01 44 34 54 54

 

 

Corot, loin du grand chahut…

Escales

C’est de notoriété publique, PARIS est la ville enchanteresse par excellence, tentaculaire aussi, qui impose à chacun comme obligation incontournable le mouvement permanent, ou le bruit fait loi. Chaque minute est précieuse, » le toujours plus vite est, plus que jamais, d’actualité ». Alors dans ce monde de grand chahut pour la Nature Humaine, pour se poser un peu, faire un break, ou trouver calme et douceur ?

A un jet de pierre du cœur de Paris ,15 mn, il existe un cocon douillet, les Etangs de Corot. Un lieu de villégiature bucolique par excellence. C’est une immersion au sein d’un univers ou l’atmosphère est feutrée ; le temps semble ne plus avoir de prise, tout est attention et délicatesse ; c’est ce que l’on ressent dès les premiers pas dans ce cadre alliant histoire et modernisme ; une belle invitation que nous propose tous les collaborateurs de Alice et Jérôme Tourbier ; un challenge relevé haut la main ou se mélange gentillesse , savoir -faire et être, ou le client est en fait bichonné, discrètement.

L’architecte d’intérieur Y Collet ne s’y est pas trompé : la décoration appelle au luxe à l’abandon ; dès le bar on peut se lover dans des fauteuils confortables; la lumière d’automne se reflète dans ces mur de bouteilles vide du « château maison : Smith Haut Lafitte ». Le jardin, cour intérieure est en sommeil et attend le promeneur qui se réfugiera à l’intérieur préférant des jours meilleurs pour y prendre un thé, au soleil. Le repos, la détente, la remise sur pied ce sera aussi ce promeneur en peignoir qui déambule et va vers le spa encore mieux le jacuzzi extérieur qui ne s’arrête jamais même par -15 , alors qu’il neige et que la rampe de chauffage maintient une chaleur tellement douce et inattendue. Un petit tour en salle de sport avec son coach et voilà ; notre corps peut revivre ….

TEXTE-CAUDALIELes-Etangs-deIl suffit de regagner sa chambre, dans une des maisons dont le thème pourra être celui de l’écrivain, ou du musicien ou du peintre ; j’ai donc côtoyé Offenbach, sa terrasse et vue sur le lac , les colverts et cygnes , à mes pieds ; une chambre ou le bleu et le taupe se marient pour donner un cadre chaleureux ; tout est alors propice à oublier la vie, là- bas, dehors ! Et l’heure du diner arrive : Un choix estival : la Paillote, nappe à carreaux rouges et blanc, la guinguette nous attend ; un choix formel le restaurant Le Corot. On y est accueillis par des trophées de chasse – pour les âmes sensibles elles sont en papier -mâché mais réellement expressives !- et le tableau de Vernet nous permet de nous retrouver là ,il y a des lustres alors que cette maison n’existait pas encore ; un diner de roi ou les mets sont à base des plus beaux produits que le chef Rémi Chombard va chercher ; il connait chacun de ses fournisseurs comme chacun de ses produits ; il nous invite à une cuisine classique, revisitée, matinée de cette originalité qui rend chacun de ses plat tellement différent et tellement bon. Simplement.

Il y a aussi le diner au Café des Artistes ; venez en compagnie de votre amoureux, vous apprécierez ce cadre convivial –fauteuils clubs – la table est simple, le service prévenant mais pas étouffant, attentif à mettre en exergue les plats de cette la saison automnale propice aux mets qui réchauffent le cœur ; Le chef en second, présent, reçoit exceptionnellement à la fin du diner; après avoir avec une extrême gentillesse pris le temps de communiquer sa recette d’une soupe exquise ;

Et voilà une générosité de tellement bon aloi … Ce fut une belle parenthèse refermée avec un soupçon de « j’en voudrais encore »… Mes projets : assister aux conférences du dimanche après-midi  Un regret: avoir loupé celle de Jean-Marie Rouart et sa biographie de Napoléon. Dans la perspective j’attends avec impatience les prochains dimanches pour assister à ces conversations (j’ai déjà réservé). Et puis je réfléchis pour les cours d’œnologie. En attendant je contemple mon agenda et je vais aller vite, vite, prendre un thé hors de Paris, aux Etangs de Corot…

Rubrique Escales by Catherine Gouin.

Les Étangs de Corot,

Adresse : 55 Rue de Versailles, 92410 Ville-d’Avray

Téléphone : 01 41 15 37 00