Archives mensuelles : juillet 2017

Un peu d’air

Parmi ses séries récemment produites, Netflix propose la seconde saison de Flaked à consommer avec légèreté, pour y puiser un brin de simplicité qui contredit d’autres productions retourne-cerveaux aux écritures complexes.

Dans les déambulations de Chip (Will Arnett), joli californien quarantenaire bronzé, que l’on voit traverser le quartier de Venice à Los Angeles (un peu toujours sur le même axe) dans un sens puis l’autre, on assiste à la vie amicale et sentimentale d’un alcoolique repenti semble-t-il, puisqu’il participe activement aux fameuses réunions des AA (Alcoholics Anonymous).

On retrouve dans ce format, un éloge de la lenteur, peu retrouvée dans une série depuis les cinq sublimes saisons de The Wire (HBO). Ce qui est regrettable, de notre point de vue… Loin de nous l’idée de tenter une comparaison, puisqu’en matière d’écriture, les deux productions ne jouent pas dans la même cour. Mais Flaked marque isi un point : pourquoi compresser une réalisation et d’ailleurs sous quel prétexte abuser du scalpel en coupant tout ce qui dépasse sous prétexte d’efficacité, lorsque le beau cinéma devrait par définition s’étirer et se languir pour laisser libre-court à l’expression des aspérités ? On apprécie le tempo lent de Flaked, qui laisse un peu d’espace entre ce que l’on regarde et ce que l’on y projette de soi. C’est qu’il est parfois appréciable de stopper la course en avant, et surtout l’envie frénétique de remplir chaque petit bout de pellicule, cela sous n’importe quel prétexte.

En ce sens, laissons la critique dite intellectuelle se déchaîner sur Flaked, il est indéniable qu’un chef d’œuvre ne se déroule pas devant nos yeux.  Néanmoins, l’air qui s’installe entre certains plans inutiles et d’autres plus esthétiques, permet à Dennis (David Sullivan), le personnage attendu du meilleur ami sympa et empathique, de se dessiner avec tendresse, et de gagner en épaisseur au fil de la narration. Avec toutes les facettes du type normal, qui ne paie pas de mine au départ, et auquel on s’attache. Certainement une volonté du créateur Will Arnett et personnage principal de la série, qui détourne ainsi l’attention d’une cible plus évidente, à savoir : lui-même. Un stratagème scénaristique plutôt touchant au final. En bref, voilà une série à regarder sous un ventilateur, pendant les vacances.

 

Création Will Arnett et Mark Chapell

Saison 1, première diffusion mars 2016 sur NETFLIX (6 épisodes)

Saison 2, première diffusion juin 2017 sur NETFLIX (6 épisodes)

Moteurs de recherche, mon good trip

Les bots, spiders et crawlers, dont chacun ici peut vérifier la signification avec son moteur de recherche préféré, nous ouvrent les portes d’univers extraordinaires.

Il est temps de reconnaître la force poétique de leur monde d’hyperliens, de corpus, de recherches booléennes où les étincelles de la connaissance et de l’intelligence pétillent et se connectent pour nous apporter des réponses allant au delà de la requête formulée et nous conduire sur des voies qui s’ouvrent elles-mêmes sur d’autres réponses, qui de nouvelles directions en nouveaux résultats générant encore et toujours de nouvelles interrogations, nous entraînent dans la formidable spirale de l’imagination…

Oui, les moteurs de recherche vont rêver.

Oui les moteurs de recherche font partir hors de soi.

Oui les moteurs de recherche permettent de sacrés trips quand on est à la recherche de distorsions sensorielles et spatio-temporelles. Rendons grâce aux synapses de la toile.

Qui d’autre est capable de transporter, ceux qui sont un peu barrés, des Lumières du XVIIIe à celles de l’ayahuasca, de l’anarchisme tibétain à la mécanique ondulatoire ou à l’aspect transcendantal de la chorégraphie bantoue ? Qui d’autre peut, en quelques clics, nous offrir ces voyages pour l’esprit ne présentant aucun danger de crises de parano flippantes ou d’hallucinations susceptibles de causer des dommages irréversibles, voire de mettre la vie en danger ?

Bien sûr, il existe quelques menaces, du style logs et cookies (cf. votre moteur de recherche préféré), qui permettent de venir fouiller dans votre vie privée.

Mais bon, à quoi bon développer ce dernier point, sinon pour vous faire tomber dans un bad trip ?

Le Sanglier 

PS. Le Sanglier incite les plus plus jeunes, mais pas que, à rester extrêmement vigilants pour ne pas s’égarer dans la sale fange des contenus malveillants et des propos qui attisent la haine.

Le luxe d’être soi même

D’où avez-vous toujours puisé la force de vous écouter pour suivre vos rêves et les construire, les mener tout en restant femme ?

Fille d’une maman qui tenait un café et d’un papa Taxi à Etaples, issue d’un milieu modeste, une institutrice conseille à mes parents, de m’inscrire dans un club de sport à l’Age de 6 ans. Je fais mes débuts au TAC athlétisme… Club du Touquet. Puis adolescente je découvre la course sur route puis le raid. Ce sport alternant VTT, Course d’orientation, Canoé, en équipe, ensemble du début à la fin et en pleine Nature m’a plu !

Mon premier rêve a été de participer à un raid Gauloises, l’épreuve phare internationale du raid à cette époque. J’ai donc fait une sélection : 400 km de VTT, 100 km de Canoé et 200 km à pied en 5 jours (le Touquet -Lille en courant) pour obtenir mon billet d’entrée.

1er rêve réalisé en 1998 au raid Gauloises en Équateur où nous avons fini 13ème, une expérience que j’ai eu envie de renouveler, la passion du raid m’a gagnée.

Mon 2ème rêve a été d’essayer de remporter cette course mythique ! J’ai été recrutée par la suite par une équipe souhaitant le gagner. Défi réussi en 2002 lors du raid Gauloises au Vietnam 1.000 km à parcourir en 6 jours… avec 130 km de kayak pour terminer dans la bais d’Along.

Suite à cela, mes rêves ont été de continuer en tant que capitaine dans ce milieu masculin… J’ai bousculé les codes… Après des victoires et des échecs, nous sommes devenus 2 fois vice-champion du monde en 2006 au Québec et 2007 en Écosse… 

Puis j’ai rêvé de défis, traversée de la manche en kayak wakeboard…, organisations d’évènements puisque j’ai créé et j’organise 5 évènements par an au Touquet et sur la côte d’opale….et enfin le rêve de devenir maman après avoir raccroché les baskets pour la compétition mais pas le sport.

Je vous invite à lire mon livre « conquêtes de femme ! sous la plume de Sophie Chegaray

Le luxe d’être soi-même, c’est déjà le luxe d’écouter la petite voix intérieure qui nous guide, c’est oser se lancer des défis et vivre ses rêves, OSER tenter, nous avons le droit d’essayer et surtout le droit à l’erreur.

C’est aussi y aller pas à pas, au fur et à mesure en relevant un défi qui nous semble atteignable puis un autre, je me suis construite avec le temps, de challenges en challenges.

Le luxe d’être soi-même, c’est aussi rester humble, à l’écoute de ses victoires mais aussi de ses échecs ! Rester ouverte aux rencontres, qui ont été pour moi des étapes décisives qui m’ont fait avancer, rien n’arrive par hasard !

Et le fait d’être une femme ne m’a jamais gêné, il faut être performante, convaincante, déterminée ! Mais encore une fois il faut toujours OSER !

Je partage mon expérience aujourd’hui en faisant des conférences dans les entreprises, en organisant des teambuildings.

www.karinebaillet.com  www.

karinebaillet-organisation.com

www.touquetraidamazones.comwww.touquetraid.com

Luxe en famille

La marque de niche Just Campagne, incarnée par son fondateur Azzedine Berkouk, défend des valeurs intemporelles qui séduisent la rédaction de LCV Magazine au delà les diktats de la mode, parce que la créativité de ses lignes vont à l’essentiel, avec des sacs notamment, qui peuvent se transmettre de mère en fille. L’objet en ce sens, s’ancre dans l’histoire, malgré le tourbillon de la modernité, résistant à tous les assauts. Et nous nous souvenons soudain, au fil de l’entretien, pourquoi la notion de Luxe a toujours attiré notre attention… Monsieur Berkouk répond aujourd’hui à nos questions

Une définition des valeurs de votre marque, et ce qui la distingue de certaines autres, comparables sur le marché ?

Nous aimons plutôt la définition de « maison » que la notion de « marque » qui est surtout utilisée dans le prêt-à-porter ou dans l’industrie du luxe. Et en ce qui concerne les valeurs de notre maison, je mettrais en exergue un rapport éthique avec notre clientèle, la conception de nos produits est appréciée par leur critère d’esthétisme, de qualité, de durabilité et d’intemporalité, ce qu’on appelle communément « le bon goût français ». En outre, nous sommes très près de nos utilisatrices et leurs commentaires sont toujours annotés afin d’apporter le plus grand soin à toutes nouvelles réalisations. enfin, notre intégration “verticale” nous permet de pouvoir rénover des sacs. Nous aimons l’idée que nos clientes puissent transmettre leur sac à leur fille.

Dans quelle mesure la dimension du « Fait main » (sérigraphie) est indissociable de votre ADN et qu’est-ce que cette contrainte implique dans la fabrication ?

Il y a deux types de consommation soit le fast-food, soit le restaurant de haute cuisine faite maison . Il est bien évident que les deux offres sont très opposées dans leur approche cependant en fonction de votre besoin, le désir, et la liberté de votre choix peut aller dans l’un ou dans l’autre sans aucun dénigrement. Nous considérons que notre option est plutôt cuisine maison qui nécessite une grande relation avec les matières premières et tous les ingrédients de haute qualité nécessaire à l’élaboration du produit fini avec des artisans amoureux de leur travail. Notre approche est qualitative et non quantitative, depuis quelques années nous avons fait le choix d’offrir à nos clientes un service de personnalisation. Notre atelier de fabrication, au pied de la montagne noire, nous permet de proposer à nos clientes de créer leur propre icône en choisissant le cuir extérieur, intérieur, le fil de couture, les finitions et le marquage des initiales.

Quels messages spécifiques sont insufflés au processus créatif ? Comment travaillez vous les nouvelles collections et à l’inverse, comment maintenez vous l’identité des pièces maîtresses, qui concourent à l’identité forte de la marque ?

Le processus créatif est insufflé par le suivi de l’évolution du comportement de la femme dans son environnement social, technologique et aujourd’hui digital. Nous avons toujours fait le choix d’offrir des produits contemporains de belle facture. Capter une clientèle plutôt prescriptrice que suiveuse des diktats de la mode. Nos meilleurs ventes reçoivent toujours un accueil plébiscité pour les modèles « Confort » ,  » Cabas » , “Panier Vallon » qui ont été créés depuis plus de 25 ans.

Vous lancez le e-commerce : n’y a-t-il pas une contradiction avec l’extrême proximité quasi « sur-mesure » de la démarche Just Campagne ?

Nous n’associons pas la digitalisation de notre maison Just Campagne avec une éventuelle démocratisation – au contraire. Les consommatrices dans un marché globalisé sont plus enclin à rechercher des produits nichent à forte identité avec des possibilités de personnalisation.

Quelle cible souhaitez vous toucher ? Et ne craignez vous pas attirer les foudres de certaines marques sur le segment du luxe, réfractaires à la vente en ligne ?

Notre cible est une femme indépendante, dynamique et prescriptrice. Notre volonté est d’offrir à une clientèle exigeante — saturée par l’offre pléthorique des multinationales d’un luxe démocratisé — un produit confidentiel avec un service sur mesure. Aujourd’hui nous ne croyons plus à une stratégie de distribution traditionnelle par l’intermédiaire de chaînes de boutiques développées à outrance et standardisées depuis les années 80. L’offre digitale nous permet de toucher et de tisser des liens forts avec cette clientèle internationale à la recherche d’expériences inédites .