Fête des mères LCV / Ladurée

A l’occasion de la fête des mères, Luxe, Calme et Volupté Magazine associe ses lecteurs, à une expérience sensorielle et gourmande au sein de la boutique thé & Beauté dédiée au Thés et aux parfums d’intérieurs Ladurée toute la journée du vendredi 26 mai 2017. 

Rendez-vous au 232 Rue de Rivoli, Paris 1er, de 10h à 19h 

C’est l ’occasion d’ envoûter vos mamans par de merveilleux cadeaux .

Nous vous accueillerons autour d’une dégustation de Thé + guimauve, une rose ruban parfumée , et un petit cadeau des 20 euros d’achats. (selon stocks disponibles) .

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Camille Claudel enfin honorée !

Le 26 mars 2017 à Nogent-sur-Seine, un musée va ouvrir ses portes en l’honneur de la sculptrice Camille Claudel. Connue pour avoir été la maîtresse et la muse d’Auguste Rodin, ce musée lui sera entièrement consacré.

C’est un pari osé pour la petite commune de l’Aube, d’ouvrir ce musée. L’investissement de cet endroit particulier représente un coût pour cette petite ville, située non loin de Paris. Et pour cause, avec 2.600 m2, plus de 40 000 visiteurs annuelsont prévu pour l’artiste Claudel. La sculptrice, a vécu trois ans dans la ville de Nogent-sur-Marne (1876-1879). Ce musée tombe à pic, puisque son ouverture coïncide avec l’année du centenaire de la mort de Rodin. 

Cela fait un bon moment que l’on attendait l’arrivé de cet établissement (évoqué depuis 2003), qui a été construit sur l’emplacement de la maison d’enfance de Camille Claudel. Maison qui a bercé plusieurs talents, puisque Paul Claudel son frère, était devenu le magnifique poète que l’on connaît. 

Le musée comporte plus de 200 sculptures dont 43 de l’artiste. Il s’agit du plus grand nombres de sculptures rassemblées dans un même lieu dédié. Il y a également des œuvres de Rodin, son mentor mais aussi son amant, Jules Desbois ou encore Antoine Bourdelle, qui travailla longtemps au sein de l’atelier de Rodin à Meudon (92). Deux anciens grands sculpteurs Français.

En effet, les sculptures de ce musée seront à l’air libre. Pas de vitres ou de « cages », les visiteurs de l’espace réservé à Claudel pourront admirer les ouvres d’art de tout près, créant des liens plus intimes avec les œuvres. Il y aura bien sur des classiques de la « star » de ce musée, mais aussi des autres artistes : ainsi « l’Âge Mûr », quatre exemplaires de « La valse »  de Camille Claudel, « Ronde-bosse » d’Alfred Boucher, « Figure en cire » de Paul Dubois entre autres… 

Ce musée va aussi permettre à la petite ville de Nogent-sur-Seine d’attirer des visiteurs dans l’antre de la maitresse de Rodin.

Le musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine, est un bonheur absolu pour les fans de la sculpture française. Avec en tête d’affiche, bien sûr, la muse de Rodin, mais aussi, d’autres grands sculpteurs, qui ont révolutionné le monde de l’histoire de l’Art. L’établissement n’est qu’à une heure de Paris. Nous vous y donnons rendez-vous pour un moment inoubliable.

Incroyable Saumur

Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore les journées du Livre et du Vin de Saumur, Jean-Maurice Belayche est leur cinquième goût, l’umami qui arrondit la saveur des plats pour atteindre la perfection avec toutes les saveurs à la fois. C’est qu’il constitue la touche secrète, l’humanité essentielle saupoudrée depuis 22 ans sur cet événement incroyable, un supplément d’âme qui rend les visiteurs accros et fidèles d’année en année. A l’instar du mythique festival de Cannes, les acteurs, les écrivains, les éditeurs s’y pressent pour y passer quelques heures mémorables ensemble et y réaliser des rencontres qu’ils n’auraient jamais pu imaginer à Paris. Nous l’avons rencontré, il répond aux questions de LCV.

Jean-Maurice, comment débute l’aventure de cet événement incroyable ?

A l’origine ce sont deux chefs de collections aux Editions du cherche Midi qui cherchaient à créer un prix littéraire à Saumur, à savoir un endroit et un partenaire pour organiser quelque chose autour de ce prix littéraire dans l’esprit de Rabelais. C’est à ce moment précis qu’ils nous rencontrent Patrice et moi ; nous proposons alors d’organiser un grand événement sur le lieu même d’une grande maison de vins. Les Journées Nationales du Livre et du Vin naissent en avril 1996 avec trois prix littéraires et une manifestation, qui allient deux éléments fondamentaux du Patrimoine Français  : le livre et le vin, dans l’esprit de Jean Carmet qui était notre premier Parrain mais qui n’a malheureusement pas pu assister à la naissance de cet événement.

Qu’est devenu cet événement après toutes ce années ?

Aujourd’hui le livre et le vin ce sont  9 prix littéraires, 130 auteurs, près de 10 000 personnes, plus de 6000 livres vendus, 2500 bouteilles dégustées. Après 22 ans d’existence c’est un salon littéraire qui n’est pas comme les autres et qui s’affirme  comme l’événement festif et littéraire de l’hexagone. Entre 120 et 140 auteurs de l’actualité littéraire viennent tous les ans à la rencontre de leurs lecteurs. Nous organisons des séances de signatures, des tables rondes, des cafés littéraires, des dégustations. Nous présentons les Vins médaillés d’or de l’année, il y a des expositions, des repas gastronomiques, et des dégustations commentées par les meilleurs sommeliers du monde émaillent ces journées dédiées à la culture et à  l’art de vivre.

Les journées du Livre et du Vin sont marquées par l’amour de grandes personnalités ?

Les parrains emblématiques à l’origine de ces journées sont Jean-Claude Brialy, jean-Claude Carriere, Pierre Tchernia, Gérard Depardieu, Régine Desforges, ,Irene Frain, Francoise Dorin,  Alphonse Boudard, José Giovanni, Macha Méril, Alain Robe-Grillet etc…. Puis plus récemment, Florian Zeller David Foenkinos , Brigitte Fossey, Marie Christine Barrault. Cette année, les journées sont programmées les 13 et 14 mai. Et nous nous réjouissions de retrouver tous nos amis pour ces deux dates exceptionnelles.

 

Estrade dans la lumière de Nougaro

Daniel Estrade, fameux aquarelliste sur parchemin et graveur, expose en mars à la Galerie Hélène Nougaro (17 rue du Petit Pont 75005 Paris) pour notre plus grand bonheur.
 
LCV Magazine est particulièrement touché par sa sensibilité, et la délicatesse de ses œuvres. 
C’est notre coup de cœur !
 
Le choix artistique d’Hélène Nougaro amorce une nouvelle ligne éditoriale pour cet espace qui gagne à être connu.
A noter bientôt la programmation exceptionnelle d’une année d’accrochage (avril 2017 – avril 2018) des œuvres de Frédéric Brandon du mouvement de la Figuration Narrative.
 
 

Dr Colin K. OKASHIMO: Le calme à provoquer

Son mantra de conception est calme, méditatif et significatif. De descendance japonaise, il est né et a été élevé au Canada. Colin K. Okashimo a passé son temps à étudier l’architecture paysagère près de sa ville natale de Toronto, avant de s’installer en Asie pour plus de 33 ans. Au cours de cette période il étudie une maîtrise en beaux-arts, puis suit son doctorat à Londres. Suscité par son étude spirituelle et sa méditation quotidienne, le but de ses œuvres est de créer des lieux de contemplation en visualisant des atmosphères sculpturales qui incitent à ralentir, à faire une pause, à se souvenir, à réfléchir et à trouver un sens. On pense à certaines de ses réalisations, inspirées de ses sculptures d’art : des hôtels, tels que le Halaveli, Maldives et Seychelles, la rénovation d’hôtellerie à Kuala Lumpur, l’appartement de haut de gamme à Singapour, à son dernier au Japon, en Italie et à Bali.

hotel

Quelle est votre définition de luxe?

Je n’utilise pas le terme «luxe» très souvent, c’est plutôt étranger pour moi. Ma définition serait un état de vie avec moins de distractions. Il y a tout un tas de choses qui vous emmènent loin de votre objectif, cela pourrait être le bruit, les gens qui essaient d’attirer votre attention à travers les publicités, même votre portable qui continue à interférer. Dans mon monde parfait, la forme d’indulgence serait de vivre une vie avec une distraction minimale, ou idéalement sans distractions.

Vous avez notamment un point de vue particulier sur le calme que vous essayez de générer dans chacun de vos travaux. Pouvez-vous partager vos réflexions avec nous?

En tant qu’architecte paysagiste, ce que je fais, c’est de créer un environnement. Je pense que le danger dans la création d’environnement calme est que les gens pensent qu’il est si calme, qu’ils s’endorment. Ils ne se rappellent pas ce qu’ils ont vu. Même en pensant que l’environnement est agréable, ce ne serait pas nécessairement mémorable. À ce point de départ, j’ai écrit mon livre que j’intitule “Provoking Calm – The Artworks of Colin Okashimo”. La raison de choix du mot ‘provoking’ pour le titre, c’est parce que d’une certaine manière c’est un oxymore: si c’est censé être calme, pourquoi le provoqueriez-vous? Ce que j’essaie de faire, c’est d’éveiller les gens au fait que le calme est important, et pour ce faire, on doit être provoqué. Par conséquent, mon objectif n’est pas seulement de créer un sentiment de calme, mais de le rendre suffisamment mémorable pour que les spectateurs ne l’oublient pas. Beaucoup de mes stratégies impliquent de transformer des environnements où il y a eu une sorte de perturbations –il aurait été secoué, il aurait été brisé, il aurait été divisé, il aurait changé—et puis il est réinstallé dans un nouvel emplacement et il fait de retour à son état de calme. Donc, quand vous y allez, ce n’est pas que le calme qui est projeté, on y trouve ainsi une certaine sorte de « moment » construit en elle. Selon cet aspect, mon travail consiste à créer ce calme «momentness», où l’espace est un état d’impermanence.

Et que pouvez-vous nous dire de l’impact positif du « calme » dans la vie? Pourrait-il affecter un changement au monde ou strictement personnel?

Je pense que le Dalaï-Lama dit très clairement que si nous faisons tous face à nos propres luttes et  nous trouvons la paix intérieure, le monde entier serait en paix. Nous commençons avec les individus, pas avec le pays ou la guerre, mais avec les gens eux-mêmes en tant qu’êtres humains sur la terre, et le fait que nous sommes tous un. Si on pouvait ralentir, et être calme, en termes de prendre des décisions, de vivre la vie pleinement, si on était plus conscient de la façon dont on agit, et de l’impact les uns sur les autres, sur soi-même, et sur notre environnement, alors le monde serait meilleur. C’est une croyance bien comprise que tout commence avec le calme intérieur personnel, et je ne déroge pas trop de cette même notion de calme.

L’autre idée à citer est celle d’un autre artiste, Bill Viola, qui réalise l’art vidéo contemporain et qui a une notion de reprendre du temps. Je crois que si on vit en essayant de minimiser les distractions et en restant concentré, il y a des façons dont nous pouvons gagner du temps, faire travailler le temps, et ne pas perdre du temps. Les gens disent souvent que tout va si vite: «Qu’est-ce qui est arrivé à la journée? L’échéance arrive », « Qu’est-il arrivé à la semaine? C’est déjà vendredi »,  « Qu’est-il arrivé au mois? Qu’est-il arrivé à l’année? » La plupart est due au fait que leur vie n’est pas calme, qu’il y a plein de distractions, qu’ils ne peuvent pas rester concentrer, et qu’ils travaillent contre le temps, par rapport au temps qui travaille pour eux. Ainsi, toute la notion d’appel au calme est de reprendre le temps—pas celui qu’on a perdu, mais de ce que l’on gagne en étant plus conscients du moment et en minimisant nos distractions.

Vous avez récemment établi un bureau à Londres et à New York. Que pouvez-vous nous exposer vos projets en cours?

Oui, ces projets sont réalisés récemment,  je pense qu’il y a un peu plus d’un an, et l’autre est moins de 9 mois. La raison pour laquelle nous les avons mis en place, c’est que je voulais juste savoir s’il y a une audience plus large pour mon travail. Et il se fait qu’il est très bien accepté. Nous sommes très heureux de trouver que ce n’est pas seulement en Asie que les gens veulent quelque chose qui est calme, significatif et mémorable, mais il s’avère être quelque chose dont ils ont besoin dans leurs villes aussi. La réception a été merveilleuse parce que nous sommes uniques et que nous sommes capable à proposer ce que les autres ne pouvons pas. En ce moment, nous travaillons sur l’hôtel Ritz Carlton au Japon, dans un site très important, car il est entouré d’endroits sacrés où il y a des temples, des montagnes et des lacs, ainsi que sur un bureau médical et un appartement de service à Singapour. Nous avons également des projets en cours en Italie, d’une résidence au Lac Maggiore, des résidences et un hôtel à Bali, qui nécessitent une grande dose d’intuition pour faire ce qui est juste pour tel environnement culturel et religieux

La musique pour réparer le Monde

Né d’un savant mélange entre le jazz, le funk et les rythmes africains, l’Afrobeat continue de briller à travers le monde. En octobre dernier à la Dynamo de Banlieues Bleues de Pantin, ses représentants rendent hommage au créateur de cette musique qui réveille les sens, Fela Anikupalo Kuti , Nazaire Bello, l’un de ses héritiers musicaux et organisateur de l’événement nous entraîne dans le monde du son Afrobeat.

Qu’est-ce que Fela Kuti a crée en inventant l’Afrobeat ?

Fela a inventé une musique magique. Influencé par la musique nord Américaine et des artistes comme James Brown ou Nina Simone, il a ajouté sa patte Africaine. Les chansons de Fela c’est avant tout dans le rythme qu’on les apprécie. Un rythme africain entraînant et accompagné par des notes de jazz et/ou de funk. Et c’est au moment où le rythme vous emporte, que vous êtes happé dans la transe musicale, que Fela commence à chanter, terminant de transporter vos sens. Il y a une grande spiritualité dans l’Afrobeat de Fela. Sa musique s’inspire des divinités de l’Afrique, notamment du vaudou. Quand on écoute une chanson de Fela, on est comme connecté à lui.  Ce n’est pas pour rien que Paul McCartney, Sting ou le regretté Prince se revendiquent proches de la musique de Fela. McCartney à par ailleurs soutenu Fela et lui a ouvert le fameux studio d’Abbey Road.

Comment Fela a influencé votre musique ?

C’est d’abord par les messages forts, omniprésents dans son œuvre. Fela a toujours combattu pour la liberté. La liberté des femmes qu’il aimait tant et surtout la liberté de l’Afrique asservie par des tyrans. Fela est d’autant plus d’actualité aujourd’hui qu’il a toujours dénoncé ce qu’il appelait la « Democrazy ». Pour ma part, j’ai découvert Fela petit,  je l’écoutais en jouant dans le sable rouge de mon pays, le Ghana.

Mais il fallait faire attention, c’était une musique interdite car révolutionnaire. Ma famille qui était assez conservatrice ne voulait pas que je sois influencé par les idées progressistes du « Black President ». Mais aujourd’hui, j’en ai fait mon art, ma musique et je m’en sers pour rapprocher les individus et tenter d’effacer les barrières entre les cultures.

Et quelles autres figures de l’Afrobeat seront présentes durant le Fela Day ?

Ils seront nombreux. Nous avons 14 intervenants qui monteront sur scène pour jouer les plus grands titres du Black President, mais aussi des chansons de Fela qui n’ont pas été interprétées sur scène depuis sa mort. Il y aura le grand Kiala Nzavotunga, l’ambassadeur de l’Afrobeat, ancien guitariste pour Egypt 80 (le groupe de Fela). Il y jouera notamment son nouvel album « Money ».

On pourra également y trouver l’un des artistes les plus talentueux de sa génération, Djeuhdjoah. Il définit sa musique comme étant afroeuropéene, chantant l’Afrobeat en français et reprenant les morceaux de Fela en les contextualisant de manière théâtrale. Il fait vivre ses chansons par des sketchs et des jeux de mots, auquel le public participe. De cette manière, on pourra célébrer, comme il se doit, la musique et l’héritage du grand Fela Kuti.

La Dynamo de Banlieue Bleues

nazaire

@Jean-Marc LAQUEAN

Arno Fougères : Explorer la distance

Le photographe Arno Fougères expose les 14 et 15 juin ses tirages chez Maurice, loft alternatif situé à Boulogne-Billancourt (92), dont nous sommes partenaires depuis le printemps 2013.

Une série de photographies issue de ses voyages sera installée sur l’un des grands murs de l’espace Boulonnais, et ses mots dessinés sur les miroirs tout autour. Comme autant de marques de la pointe de ses pieds, lorsqu’il se meut face aux immensités qu’il traverse en phase d’exploration… Sa démarche aventurière est imprégnée d’une discrétion que l’on aime tant, et qui correspond à nos valeurs profondes, avec le regard d’un homme sain posé sur la vraie vie.

Ses clichés sentent bon la réalité, et vous prennent par la main sans vous pousser dans vos retranchements, et aller jusqu’à la provocation : l’outil favori de certains médias actuels. Arno Fougères préfère laisser à chacun son libre-arbitre. On entre dans son univers, ou l’on y entre pas. Le choix nous appartient, il ne nous le vole pas. Il titille notre sens critique, et pose des questions essentielles… La trajectoires de quelques silhouettes aperçues dans le cadre : où vont-elles ? Que fuient-elles ? Qui rejoignent-elles ?

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C’est que son boitier est remplit d’humanité, à ras bord. Tant qu’il se poste à distance, pour aboutir au contraire d’une démarche intrusive. Comme si, pour se connaître, il fallait se voir de très près, comme si pour s’aimer, il fallait ne faire qu’un, s’absorber, s’aspirer, s’avaler l’un l’autre… Ce n’est certainement pas la voie choisie par cet artiste rare. Le lien à autrui se poste à un niveau bien supérieur, et tisse des enjeux bienveillants. Pour qui connaît le travail d’Arno Fougères en portrait, plus traditionnel, le respect de l’autre s’impose d’ailleurs de la même manière. Il semble même chevillé à son âme d’artiste, et rien ne pourra jamais le dissuader d’approcher ses sujets ainsi… Avec empathie et délicatesse, sans les froisser, avec l’œil dans la serrure, qui reste derrière la porte et n’impose rien de lui.

Dans l’œuvre d’Arno Fougères, il y a l’autre et il y a lui, il y a le groupe, il y a soi, la beauté et l’ennui, la couleur et l’ombre qui se faufile, la ligne droite et la faille, l’abandon et la joie…

A découvrir absolument les 14 & 15 juin, rue Maurice Delafosse Métro Boulogne Jean-Jaurès.

Renseignements au 06 14 36 64 00 et www.kalablanca.com

 

Une oeuvre, un cabinet de curiosités

Coup de coeur

Rendez-vous fixé avec Benoît Rondot à La Baule pour une découverte de ses œuvres dans la Galerie où il expose hors de l’atelier, jusqu’à fin janvier : 71 avenue de Gaulle.

L’artiste est dans l’arrière-boutique : son atelier, et, travaille ; Une atmosphère bien particulière On laisse à la porte un monde « Bling Bling », on entend Sinatra dont le vieux disque grésille sur un tourne-disque « collector. Benoit Rondot nous projette dans son cocon, hors du temps. Un physique à la « Tom Cruise »  un regard scrutateur et profond, de tête chercheuse. De prime abord, cet homme n’est pas bavard , il est discret, « comptant ses mots. Une immersion dans un monde calme, matinée de fébrilité, avec ce créateur issu des Beaux- arts de Nantes diplômé en 1989 –DNSEP – avec félicitations du jury qui expose et dont les toiles sont entre autre à Londres Paris , New York (collections privées). Et voilà, il va falloir parler, monsieur Rondot ! Découvrant son univers, j’énonce ma première question.

PHOTO-TEXTEPourquoi ce travail en amont de vos toiles ? Sa réponse est sans ambiguïté : « Mon objectif premier est de ne pas voir la toile d’où ce marouflage « fait maison » « ; alors il peut travailler les objets d’antan et d’aujourd’hui. Avec une préoccupation somme toute bien dans le temps : «  Qui sommes-nous, qu’allons-nous laisser, en partant ? ». Son travail, si original, est un travail de peintre historien, allié à une volonté de transcender le temps qui passe et redonner vie à l’objet : moteurs d’avion, ampoules et bobines électriques, montres prestigieuses .Nul autre que lui n’est aujourd’hui à même de créer puis de décrire ces mécanismes tellement précieux que l’horloger traduira comme prodigieusement aboutis…

Sont déclinés : moteurs, montres, locomotives, bacilles, carte routière et agglomérations ainsi mis à nu, par l’artiste. Question: Pourquoi un moteur en point de départ? Pour arriver à un univers cosmique en déclinant ces matériaux si spécifiques en de multiples facettes. Qu’est qui vous passionne ? « Laisser des traces ». Benoit Rondot n’a pas peur de parler de ses œuvres, utilise des termes « comme peinture fossile », il aborde aussi sa volonté de laisser percer à travers elles, un climat poétique. Vos motivations aujourd’hui ? Créer une véritable cosmogonie, basée sur un colossal travail avec toutes mes archives personnelles.

Des projets ? Perdre l’échelle, se retrouver dans l’univers, faire rêver les gens. Le temps presse, il faut conclure. Alors Benoit Rondot confie : Maintenant les nanotechnologies développent un autre champ visuel ; ces objets de notre quotidien, issus souvent de notre héritage, disparaissent ; il faut leur redonner un avenir. De ces toiles aux couleurs acidulées dont lui seul a le secret, d’une technique irréprochable et originale, de modèles tels les montres mis à nu ,on ne peut que ressentir une admiration immense, se trouver sous le charme, et ne plus voir ce travail phénoménal , abouti , de cet artiste atypique et tellement original ; Il nous livre en confidence un dernier message : « Mon œuvre est un cabinet de curiosités. Une banque d’images ; il a toujours été important pour moi de créer mon monde, de ne pas ressembler à ce qui existe déjà. J’ai créé mon style, c’est une cuisine particulière : une toile, oui, mais surtout une structure aux couleurs acidulée qui n’est jamais la même, en fonction de l’heure du jour et de la luminosité qui s’y attache, en mouvement permanent ; j’ai mis du temps à trouver mon monde ! 5 ans voir plus … » Merci Benoît Rondot.

Artiste Coup de cœur LCV Magazine.

Retrouvez ses œuvres sur son site : www.benoitrondot.com

 

Patrick Massiah, Comédien dell’arte !

Corde sensible
Coup de coeur

L’homme est exigeant, passionné, à fleur de peau et à des années lumière du monde factice dans lequel on l’imagine… L’œil rieur, le sourire charmeur, Patrick Massiah est avant tout quelqu’un d’authentique, pétri d’humour et de générosité. Il aime l’échange et la relation à l’autre. Touche à tout bien ancré dans son époque, il est aussi nostalgique à ses heures, et attache une vraie importance aux traditions, au partage et à la transmission. Très éclectique dans ses choix artistiques, il surprend souvent. En 1999, il crée “la Compagnie Le Tapis Volant”. Acteur et metteur en scène engagé, il est aussi très sensible à la cause des personnes handicapées. Aussi, lorsqu’il endosse le costume de « Mr Butterfly » d’Howard Buten, son jeu est juste, simple et terriblement impressionnant presque magique. Sur les planches ou devant la caméra – comme prochainement dans « Monseigneur Lustiger » -, sa curiosité le pousse à explorer toutes sortes d’horizons qui jour après jour nourrissent encore et encore son histoire… Rencontre…

Racontez-nous votre rencontre avec le cinéma…

Patrick Massiah : Si je dois remonter au plus loin dans mes souvenirs, je dirais que c’était au ciné-club de mon école primaire, Saint Hélène à Nice – C’était une école publique, et le vendredi après-midi c’était cinéma. Mes 2 premiers films ont été « FanFan La Tulipe » avec Gérard Philippe et « La Belle et la Bête » avec Jean Marais ! Et puis il y avait aussi ces moments avec mon père qui me faisait voir le film du dimanche après-midi souvent avec Spencer Tracy… Puis beaucoup plus tard, les films Italiens des années 70… « Affreux Sales et Méchants », « I nuovi mostri »…que j’allais voir Place Garibaldi au Mercury…

Le jour où vous avez décidé de faire du cinéma?

Patrick Massiah : En fait, j’ai surtout décidé de faire du théâtre. Pour moi le cinéma c’était un rêve et le théâtre une réalité… Il y eut ensuite ma rencontre avec Julien Bertheau qui m’a trempé dans le théâtre comme des Hassid rentrent dans l’étude de thora !! Mais au fond, je pense que cela c’est imposé à moi comme une évidence car depuis tout petit j’imitais toute ma famille, mes tantes Italiennes ou mes tantes argentines… Mais, c’est Michel Drach qui m’a mis le pied à l’étrier en me donnant mon premier rôle avec Jean Carmet et Claude Brasseur dans Maupassant. J’étais encore au lycée.

Quels sont les acteurs, ou les films qui vous ont donné envie de faire ce métier ? Pourquoi ?

Patrick Massiah : La révélation, le déclic, ce fut Philippe Noiret dans « le vieux fusil, dans la scène où il met un mouchoir pour ne pas hurler car sa famille a été exterminé… C’est cette scène qui m’a fait dire : Je veux faire cela ! Je veux ressentir ces émotions, et les faire passer…

Que faut-il pour être un bon acteur ?

Patrick Massiah : Ohhh ! Et bien, je dirais lire des romans, comme me l’a dit un jour Jean Pierre Bisson… mais aussi regarder les gens ! Et surtout, Vivre, vivre intensément.

Pour entrer dans la peau de vos personnages il vous faut … ?

Patrick Massiah : Je pense que c’est surtout le personnage qui entre dans votre peau…

A la lecture de votre parcours, on peut noter que vous êtes souvent seul sur scène. Pourquoi ce choix ?

Patrick Massiah : Je suis un être impatient. Les projets se montent plus vite tout seul… Ce qui pour moi est une bonne raison d’être seul sur scène. Mais jouer avec mes camarades cela me manque de temps à autre, et dans ces moments j’ai plaisir à partager la scène ou l’écran avec eux et de me laisser porter !

Théâtre ou cinéma … où vous sentez vous le plus libre ?

Patrick Massiah : Un spectacle c’est comme une maison. Je dirai donc que le théâtre c’est ma maison. Quant au cinéma, je ne sais pas si je peux dire que j’ai commencé ! (rire)

Vous jouez, vous adaptez, vous mettez en scène… et l’écriture alors ?

Patrick Massiah : Joker…

L’enfance tient une place importante dans votre travail, y a t-il une raison particulière à cela ?

Patrick Massiah : Je crois que c’est inconscient et ensuite quand on se retourne sur ses spectacles on réalise que l’on a un noyau dur d’obsession. Chez moi, c’est l’enfance, la famille, la mémoire et la différence et aussi la solitude…

En adaptant au théâtre le roman d’Howard Buten, vous avez « rencontré » le monde du handicap, cela a-t-il changé votre vision du monde ?

Patrick Massiah : Le monde du handicap, je l’ai côtoyé bien avant ce spectacle ! En 1984 9 jours avant de présenter le Conservatoire National, j’ai eu un grave accident de scooter. Un type a brûlé un feu rouge et paf le chien ! 2 ans d’hosto au Centre Hélio Marin de Vallauris…c’était ma première approche du handicap… physique. Avec « Mr Butterfly », j’ai ensuite découvert le handicap psychique… Deux mondes très différents qui m’ont en effet permis de voir le Monde différemment, j’ai appris a prendre du recul sur les événements.

Vous y faite un numéro d’acteur assez impressionnant…

Patrick Massiah : Merci. Que voulez-vous que je réponde à pareil compliment ? Oserais-je dire que ce sont les grands textes qui font qu’on se sent bien dedans. Et le contexte agréable, l’ambiance favorable… Il y a des rencontres entre un texte et un acteur qui nous dépassent.

Cette pièce que vous avez joué plus de 350 fois déjà, a néanmoins du en déranger plus d’un, n’est ce pas ?

Patrick Massiah : Oui, évidemment que cette pièce bouscule, mais elle fait rire aussi, et elle porte de l’amour et de la tendresse. Certains jeunes sont devenus éducateurs spécialisés grâce au spectacle ! C’est une pièce que je continue de jouer à chaque fois que j’en ai l’occasion, avec le même bonheur… 10 après la première représentation.

Selon vous qu’est ce qui justement dérange le plus dans la différence au sens large du terme ?

Patrick Massiah : La différence justement ! (Rire). Mais ne sommes nous pas tous le différent de « quelqu’un »… ?

Que vous ont appris ces personnes que l’on dit « différentes » ?

Patrick Massiah : La liberté avant tout. Ils m’ont réappris une certaine liberté d’acteur en faît. Ils n’entrent pas forcément dans les codes sociaux standards, cependant, ils ont un grand sens du respect de l’autre et sont très conscients lorsque la société les rejette. Et puis, ils voient et savent des choses que nous ne voyons pas. Quant à moi, je les côtoie comme un camarade, un invité…

Vous avez joué ce spectacle plus de 350 fois, et il vous a valu le prix spécial du jury citoyenneté et handicap de l’ADAPT. Que représente pour vous ce prix ?

Patrick Massiah : Sans hésiter, je dirais que c’est : Mon Molière à moi !!! J’ai joué ce spectacle partout dans des théâtres, des vrais, des beaux, mais aussi dans des salles plus lugubres. Puis hors les murs, dans des centres pour personnes en situation de handicap, des ESAT, des IME, des IMP… J’ai passé des journées entières dans ces centres et le soir, je jouais devant les patients, les soignants, les familles d’accueil… Après le spectacle, j’échangeais avec le public. Je l’ai également jouer en entreprise pour sensibiliser les salariés. Mais je n’ai rien inventé, j’ai simplement pensé à Jean Dasté. Vous savez, c’est impressionnant hors les murs, quelquefois même ma régisseuse et créatrice lumière Anne Coudret elle-même n’en revenait pas. Vous arrivez seul et puis tout à coup, c’est le tourbillon au milieu de la folie, la vraie. Et puis vous repartez seul, chargé de toutes ces émotions, de toute ces rencontres… Exactement comme au théâtre !

Que pensez-vous de cette phrase : “L’art est le fruit le plus élevé de ce que l’homme peut créer. » ?

Patrick Massiah : C’est pas le sujet que j’aurais choisi au bac !!! (rires). Lorsque l’on parle des grands maîtres comme Renoir, Mozart et d’autre, je suis bien évidemment d’accord avec cette phrase. Pour ma part, la chirurgie se place bien au-dessus de l’art… Un anévrisme de l’aorte bien opéré, ou un pontage, n’est ce pas de l’art aussi… D’ailleurs, Jacques Brel disait : « Nous sommes une aspirine pour  le public! »

Quel est le plus beau compliment que l’on vous ait fait ?

Patrick Massiah : Je crois que chaque compliment que l’on me fait est beau… Il y a eu par exemple,après une représentation de Monsieur Butterfly, une fille IMC « Infirme Moteur Cérébral » qui m’a dit : « Merci de faire des spectacles sur nous… » Et puis, Jean Pierre Carasso le magnifique traducteur des premières pièces de Howard Buten m’a dit : « On ne se rend plus compte que ce n’est pas toi qui a écrit le texte… ». Une autre fois, une spectatrice m’a comparé à Richard Fontana… J’ai eu « le melon » pendant 2 jours ! Et récemment, sur le film « Monseigneur Lustiger » que je viens de tourner aux côté de Laurent Luca, Pascal Grégory, Bruno Todeschini et Audrey Dana où je joue le Grand Rabbin Sirat, le réalisateur Ilan Duran Cohen m’a dit des choses que je garderai pour moi, et qui m’ont donné énormément confiance en moi… Mais la confiance… elle va et elle vient !

Quelles sont aujourd’hui vos envies ?

Patrick Massiah : Combien de pages avons nous ? (NDLR : rires). Monter la vie de Galilée de Bertol Brecht. Jouer Mascarelli dans l’Etourdi de Molière, Le Neveu de Rameau, Le Misanthrope, une pièce de Florian Zeller ou Eric-Emmanuel Schmitt…. Jouer un grand escroc au cinéma… et pour reprendre mon « Joker », me mettre à écrire une pièce ou un scénario.

Vos projets ?

Patrick Massiah : J’ai de nombreuses envies, mais plus précisément, je voudrais finir de mettre en boite un documentaire sur mes parents décédés que j’ai filmés il y a 13 ans… Je joue une pièce sur L’AVC d’après l’histoire vraie de Laetitia Bohn Derrien qui a eu un Lock-in Syndrom et qui est revenue à la vie ! Une magnifique histoire d’amour en plus !Il y a également un programme court en préparation, un solo encore et une pièce très drôle à 6 personnages de Jean Claude Dannaud.

Interview : Carole Schmitz – Photos : Jean-François Deroubaix

www.tapisvolant.eu

Pour visionner la bande annonce de MONSIEUR BUTTERFLY cliquez sur ce lien

http://www.youtube.com/watch?v=bn3es227bu4

 

Remerciement à l’hôtel Baltimore – « M Galerie Collection »

 

88Bis, Avenue Kléber (Paris 16ème)

01 44 34 54 54

 

 

Daniel Aron, le marocain

Communiqué

Daniel Aron vit et travaille à Tanger et à Paris. Longtemps, il façonnera l’image de la marque Hermès tout en récoltant de nombreux prix pour ses travaux publicitaires à Paris, New York, Hambourg et Milan. Daniel Aron collabore ou a collaboré avec Harper’s Bazaar (USA), Vogue France, House and Garden (USA), Elle (France), Côté Sud (France), Donna (Italie), Hanatsubaki (Japon), Maison Française (France, DM (Maroc).

La galerie de l’aimance de Casablanca et la galerie 127 de Marrakech présenteront,
respectivement du 20 septembre au 20 octobre et du 25 octobre au 25 novembre une
exposition de photographies de Daniel Aron.
Tangers. C’est en effet, plusieurs facettes de la ville du détroit que Daniel Aron nous invite à découvrir à travers ses différents angles de vue : De ses rochers aux comptoirs de cafés et leurs néons acidulés, de l’alcôve/cosy à la tôle ondulée, c’est le parcours inlassable de ce « mordu » de Tanger qui à la manière de
Burroughs nous livre par fragments ce qui pourrait nous paraître de prime abord un semi chaos. Jésus-Christ, Oum Kalsoum, Bob Marley ou Sa majesté Le Roi Mohammed V, autant d’icônes qui enchantent tantôt des « intérieurs simples » tantôt le hall d’une de ses « pensions » dont la désuétude nous arrache des larmes à l’âme.
De son pas de félin, Daniel Aron bondit élégamment d’une terrasse à l’autre – territoires des femmes – pour y surprendre au milieu du linge qui sèche, une chevelure libérée de son foulard, des éclats de rire, et au loin le paquebot Comarit qui vient déverser son flot de passagers sur Tanger : une ville à dormir debout…
Comment ne pas penser à Bowles, Choukri, Genêt, Delacroix, Wharton, Matisse, autant de grands destins tous « stupéfiés » par ce petit port d’Afrique qui en ont « chantés » sa douce et violente singularité. C’est par les images que Daniel Aron nous « écrit » à son tour, sa ville d’adoption, celle que Paul Bowles avait baptisée « Dream city » …


Tangers, une exposition en 4 parties : Les rochers en noir et blanc, les intérieurs simples, les terrasses et les pensions.

Galerie de l’aimance
113, boulevard Félix Houphouët Boigny, (2ème étage) 20 000 Casablanca – Maroc
T : 00 212 (0)522 20 49 79
E : galeriedelaimance@gmail.com
Ouverte du lundi au vendredi de 15h à 19h, le samedi de 10h à 12h30 ou sur rendez-vous.

Galerie 127
127, avenue Mohammed V 40 000 Marrakech- Maroc
T : 00212(0) 524 43 26 67
E : galerie127@gmail.com
Ouverte de 15h à 19h du mardi au samedi ou sur rendez-vous.