Luxe en famille

La marque de niche Just Campagne, incarnée par son fondateur Azzedine Berkouk, défend des valeurs intemporelles qui séduisent la rédaction de LCV Magazine au delà les diktats de la mode, parce que la créativité de ses lignes vont à l’essentiel, avec des sacs notamment, qui peuvent se transmettre de mère en fille. L’objet en ce sens, s’ancre dans l’histoire, malgré le tourbillon de la modernité, résistant à tous les assauts. Et nous nous souvenons soudain, au fil de l’entretien, pourquoi la notion de Luxe a toujours attiré notre attention… Monsieur Berkouk répond aujourd’hui à nos questions

Une définition des valeurs de votre marque, et ce qui la distingue de certaines autres, comparables sur le marché ?

Nous aimons plutôt la définition de « maison » que la notion de « marque » qui est surtout utilisée dans le prêt-à-porter ou dans l’industrie du luxe. Et en ce qui concerne les valeurs de notre maison, je mettrais en exergue un rapport éthique avec notre clientèle, la conception de nos produits est appréciée par leur critère d’esthétisme, de qualité, de durabilité et d’intemporalité, ce qu’on appelle communément « le bon goût français ». En outre, nous sommes très près de nos utilisatrices et leurs commentaires sont toujours annotés afin d’apporter le plus grand soin à toutes nouvelles réalisations. enfin, notre intégration “verticale” nous permet de pouvoir rénover des sacs. Nous aimons l’idée que nos clientes puissent transmettre leur sac à leur fille.

Dans quelle mesure la dimension du « Fait main » (sérigraphie) est indissociable de votre ADN et qu’est-ce que cette contrainte implique dans la fabrication ?

Il y a deux types de consommation soit le fast-food, soit le restaurant de haute cuisine faite maison . Il est bien évident que les deux offres sont très opposées dans leur approche cependant en fonction de votre besoin, le désir, et la liberté de votre choix peut aller dans l’un ou dans l’autre sans aucun dénigrement. Nous considérons que notre option est plutôt cuisine maison qui nécessite une grande relation avec les matières premières et tous les ingrédients de haute qualité nécessaire à l’élaboration du produit fini avec des artisans amoureux de leur travail. Notre approche est qualitative et non quantitative, depuis quelques années nous avons fait le choix d’offrir à nos clientes un service de personnalisation. Notre atelier de fabrication, au pied de la montagne noire, nous permet de proposer à nos clientes de créer leur propre icône en choisissant le cuir extérieur, intérieur, le fil de couture, les finitions et le marquage des initiales.

Quels messages spécifiques sont insufflés au processus créatif ? Comment travaillez vous les nouvelles collections et à l’inverse, comment maintenez vous l’identité des pièces maîtresses, qui concourent à l’identité forte de la marque ?

Le processus créatif est insufflé par le suivi de l’évolution du comportement de la femme dans son environnement social, technologique et aujourd’hui digital. Nous avons toujours fait le choix d’offrir des produits contemporains de belle facture. Capter une clientèle plutôt prescriptrice que suiveuse des diktats de la mode. Nos meilleurs ventes reçoivent toujours un accueil plébiscité pour les modèles « Confort » ,  » Cabas » , “Panier Vallon » qui ont été créés depuis plus de 25 ans.

Vous lancez le e-commerce : n’y a-t-il pas une contradiction avec l’extrême proximité quasi « sur-mesure » de la démarche Just Campagne ?

Nous n’associons pas la digitalisation de notre maison Just Campagne avec une éventuelle démocratisation – au contraire. Les consommatrices dans un marché globalisé sont plus enclin à rechercher des produits nichent à forte identité avec des possibilités de personnalisation.

Quelle cible souhaitez vous toucher ? Et ne craignez vous pas attirer les foudres de certaines marques sur le segment du luxe, réfractaires à la vente en ligne ?

Notre cible est une femme indépendante, dynamique et prescriptrice. Notre volonté est d’offrir à une clientèle exigeante — saturée par l’offre pléthorique des multinationales d’un luxe démocratisé — un produit confidentiel avec un service sur mesure. Aujourd’hui nous ne croyons plus à une stratégie de distribution traditionnelle par l’intermédiaire de chaînes de boutiques développées à outrance et standardisées depuis les années 80. L’offre digitale nous permet de toucher et de tisser des liens forts avec cette clientèle internationale à la recherche d’expériences inédites .

 

Les voitures de luxe : on aime !

Ferrari, Mercedes, BMW, Porsche et tant d’autres grandes marques de voitures de luxe nous font rêver. Mais, il n’y a pas que ces grandes marques sur le marché. D’autres marques, moins connues mais tout aussi performantes peuvent nous combler de bonheur.

La vitesse mais aussi la finition et les matériaux employés, c’est la sensation qui nous fait rêver à travers ces voitures. Elles vont très vite (NDLR attention aux limitations de vitesse), elles sont magnifiques, et à l’intérieur ont se sent chez soi. Intérieur cuir, GPS intégré, tableau de bord, vitres teintées. Tout est réuni pour pouvoir évoluer dans un confort absolu. Parmi les marques les plus connues, Ferrari, Lamborghini, Porsche, sont les stars du marché. En effet, La marque italienne vient de dévoiler son nouveau modèle la 812 Superfast au salon de Genève 2017. La nouvelle voiture au cheval cabré a fait l’unanimité et tout le monde va vouloir l’acheter. Quant à Porsche, son nouveau modèle, lui était à Berlin, en Allemagne. La Porsche Panamera a surpris tout son monde, en effet, on en parle comme de « la plus sportive des berlines de luxe ». Ce nouveau modèle devrait avoir 300 chevaux dans le moteur et toujours une finition irréprochableLamborghini a aussi le droit à son nouveau modèle 2017, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça va vite ! En effet, il faudra seulement 2,9s pour monter de 0 à 100 KM/H. La « bête » aura dans le moteur 740 chevaux. Ces trois grandes marques de voiture demeurent donc intouchables. Pour le moment.

 BABY CARS : ELLES ARRIVENT !

Oui, pour le moment. Mais jusqu’à quand ? De nouvelles marques de voiture débarquent sur le marché et cela attise l’attention. Danger pour les stars de l’automobile de luxe ? La question se pose aujourd’hui. Renault revient dans le luxe avec la nouvelle Alpine A110. Cela faisait 22 ans que Renault n’était pas apparu dans les salons de luxe. Sa puissance sera de 252 chevaux. Pour son lancement de la « Première Edition », Renault mettra à disposition 1955 exemplaires. Italdesign entre également dans la danse avec sa première voiture de luxe : La Zerouno. Dotée de 600 chevaux, elle aura le profil d’une Lamborghini. Cette voiture sera fabriquée en seulement 5 exemplaires pour le moment. Avis aux amateurs ! Enfin, pour concurrencer les stars de l’automobile, l’EF7. Elle a été développée par le studio italien Pininfarina, accompagnée de l’ex champion de Formule 1, Emerson Fittipaldi. Ce nouveau modèle sera vendu à seulement 39 exemplaires et aura 600 chevaux dans le moteur.

 Les stars de l’automobile de luxe ont de quoi se faire du souci avec ces nouveaux bolides qui débarquent en pleine vague de communication anti-vitesse… Mais pour surpasser leurs « maitres », la route sera longue et semée d’embûches. Ils vont devoir résister sur le long terme face aux autres marques de luxe, et surtout donner autant de garanties qu’eux. 

Sous les chapeaux, des âmes …

Laurence Bossion est une modiste française dont la boutique est située rue St Roch, perpendiculaire à la rue St Honoré. Après l’avoir rencontrée, on se dit que dessiner des chapeaux n’est pas donné à tout le monde et qu’il réside certainement dans cet art si délicat, une responsabilité à couvrir les âmes de ceux qui aiment les arborer.

Rencontre à échelle humaine avec une styliste unique, qui partage les valeurs de notre magazine.

D’où provient cette passion de couvrir les têtes et que symbolise-t-elle plus profondément ?
J’ai toujours aimé la couture et les matières (tissus, fourrures, pailles). Je me suis naturellement orientée vers des études de styliste modéliste pour en faire mon métier. Je me suis vite aperçue que toutes mes figurines de mode avaient des chapeaux ou coiffes pour terminer le look. Puis au travers de mes expériences professionnelles et de mes rencontres j’ai trouvé mon mode d’expression favori : le couvre-chef.  C’est une véritable parure ou un indicateur social qui permet d’exprimer sa personnalité profonde. On peut détourner le regard de son interlocuteur vers le haut, le faire sourire, le charmer ou se cacher.

L’élégance à la française peut-elle selon vous, se passer de chapeaux ?
L’élégance à la Française selon moi ne peut se passer de chapeaux ou de coiffes. Elle nous projette dans  la Haute Couture et la Haute Mode. Ce terme de  « Haute Mode » pourrait paraître un peu désuet aujourd’hui  mais il est l’art de créer des chapeaux, coiffes ou accessoires de tête sur mesure en fonction d’une tenue, d’une cliente et d’une circonstance ou d’un moment de la journée. Pour moi l’élégance est plus une allure, un port de tête et quoi de mieux que le chapeau ou la coiffe pour souligner une jolie nuque sensuelle ou le point de pivot entre la mâchoire et le cou. Grâce au chapeau le maintien n’est plus le même.

Parlez nous de votre collection automne hiver… Pourquoi avoir choisi la thématique du feu ? 
Sur l’hiver 2016-2017 j’ai choisi le thème du Feu. Il fait partit d’un cycle après ombre et lumière, l’eau, le feu m’est apparu comme une évidence pour l’hiver. Les flammes sont inspirantes pour la création. Ne dit-on pas « s’enflammer sur un sujet » ? Pour ma part j’ai exprimé ces couleurs « rouge orangé », ces contrastes et les transformations qu’ils peuvent apporter aux matières. J’ai joué sur les broderies dansantes, les patines faites directement avec des peintures et des dorures. J’ai  « surteinté »  des plumes pour en obtenir toutes les nuances, gaufré des cuirs et nervuré des laines. J’ai torturé les matières pour aboutir à quelque chose de poétique et fort comme le feu.  Ce feu n’est-il pas comme chacune de nous finalement ?

Ce petit espace de tissu, investi par votre créativité, constitue-t-il selon vous, l’un des derniers bastions de liberté dans l’univers de la mode, tellement codifié ?
J’aime l’étendue des matières qui s’offrent à moi dans ce métier. C’est vrai que l’espace y paraît à première vue assez réduit. Le dessus et les côtés de la tête pourraient sembler constituer peu de choses en comparaison du reste du corps. Mais c’est aussi le sommet, l’endroit le plus visible, le plus évident. Et en même temps ce qui m’amuse quand on y réfléchit c’est que celle qui porte le chapeau est la seule qui ne le voit pas, furtivement elle apercevra son reflet au détour d’un miroir…. ou dans le regard des autres.

J’aime par-dessus tout les clientes qui arrivent et qui ont l’air très convenue et qui d’un coup de cœur  vont se permettre une liberté et une affirmation forte à travers leur choix de chapeaux.

Vous avez une vraie clientèle internationale et beaucoup de retombées de presse en ce sens : qu’apprécient les étrangers de votre style, selon vous ? Que vous disent-ils de vos chapeaux ?
J’accueille dans ma boutique une clientèle internationale très variée : Italiennes, Américaines,  Chinoises,  Australiennes, Allemandes, Coréennes, Japonaises, Brésiliennes. C’est vrai que j’ai beaucoup de  presse dans des magazines internationaux et cela donne une assise à ma notoriété. Je crois qu’elles retrouvent dans mes créations cette image du Chic à la Française, la Parisienne,  la poésie et la qualité des matières rares que j’utilise.

Vous semblez être une âme libre, et ne pas être otage de votre environnement : où puisez-vous cette légèreté et cette philosophie de la vie ?
Oh la la c’est compliqué ça ! La liberté n’est pas toujours facile à défendre. Il y a des choses que j’aime et vers lesquelles je voudrais m’orienter. Elles sont difficiles à définir mais je progresse. Puis il y a les choses vers lesquelles je suis sûre de ne plus vouloir aller. Je travaille ma légèreté car j’ai la chance d’avoir choisi un métier qui me passionne et me permet d’exprimer, avec mes mains, mes sentiments et toutes les facettes de ma personnalité. Je pratique beaucoup l’auto-dérision et j’essaye d’avoir du recul.

A quoi ressemblera votre prochaine collection ?
Est-elle déjà prête ?
Le thème est : « Terre de Contraste ». J’ai été inspirée par « l’homme de Rio » un film des Années 60. J’ai eu envie de pièces très graphiques, architecturées comme les constructions d’Oscar Niemeyer laissant aux belles matières toute leur place. En parallèle s’est exprimée une envie de nature forte, d’Art Brut et de de liberté retrouvée avec des coiffes marquées en noir et blanc, des accents de cuir et raphia, des plumes, de véritables parures. Cette collection sera en boutique à partir du mois de Février 2017.

Retrouvez Laurence Bossion sur son site ou facebook

Balenciaga, l’exposition en noir

Le musée Bourdelle dans le 15e arrondissement de la capitale,  présentera l’exposition « BALENCIAGA, L’ŒUVRE AU NOIR » du 8 mars au 16 Juillet 2017. Les anciens ateliers du sculpteur Bourdelle offre au public des espaces d’exposition singuliers, ouverts sur des jardins propices à la flânerie ou la méditation.

Pas de meilleur endroit parisien pour rendre hommage au couturier Cristóbal Balenciaga (1895-1972).

Noir, le goût de l’épure de ce technicien hors normes avec ses lignes tonneau (1947) comme par exemple la robe baby-doll, caractérisée par sa silhouette en forme de trapèze sans taille marquée ou ces formes ballon (1950), semi-ajustée (1951), tunique (1955), sa célèbre robe-sac (1957)…

Cristobal Balenciaga (1895-1972). Robe « Eisa ». Taffetas de soie, noir, bouillonnés, pan froncé. 1950. Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris.

Considéré comme l’un des grands couturiers du 20e siècle, Balenciaga a accompagné de près l’évolution vestimentaire de la femme durant la première moitié du siècle. Son style se caractérise par la sobriété, les combinaisons de couleurs audacieuses et son inspiration espagnole.

Durant les années quarante, il introduit des broderies et de la dentelle. Balenciaga puise dans le passé pour ses robes aux formes amples et arrondies, à l’opposé des silhouettes cintrées de Christian Dior. D’ailleurs Dior disait de lui que « Le vêtement était sa religion».

Cette première partie du parcours de l’exposition « silhouette & volumes » est suivie de « noirs & lumières » et « noirs et couleurs ».

Car chez Balenciaga, le noir, plus qu’une couleur est une matière vibrante, vivante, touchante, tour à tour opaque ou transparente, mate ou brillante, tout en jeux de lumière qui doit autant à la somptuosité des tissus qu’à l’apparente simplicité de ses coupes.

D’un noir conjugué à travers une centaine de pièces issues du fonds Galliera et des archives de la Maison Balenciaga. L’exposition vous emmènera dans un univers de dentelles, de broderie, une guipure,  de velours,  de soie, un boléro, une mantille, une cape réinventée en manteau, un manteau taillé en pèlerine…

Des pièces de jour, tailleur, veste, des ensembles du soir, des robes de cocktail doublés en taffetas de soie, bordés de franges, ornés de rubans de satin, de perles de jais, de paillettes… et des accessoires, noirs bien sûr…

Extraordinaire ….

Un certain Talon

La Belle Ecole
Coup de coeur

La perspective d’une rencontre avec le maître des bonnes manières, tintait comme un carillon farceur. C’était sans compter sur la vivacité intellectuelle de Sébastien Talon, qui transforma instantanément notre échange en élan philosophique. Et son art trop souvent considéré comme futile, repris sa place véritable : au centre du fonctionnement de nos sociétés contemporaines.

On s’attendait à ce qu’il recherche le diable dans les détails, un petit doigt trop tendu, pas assez, pas au bon moment, une fourchette mal placée, une fleur inadéquate, on craignait une formule inadaptée, des soupirs de dédain face à notre modeste éducation, la correction d’un mauvais geste, quand Sébastien Talon, sociologue et historien de formation, exprime une vision toute différente de son enseignement dispensé à La Belle École. Plutôt que la transmission intransigeante de fondamentaux sur la base de cours magistraux, ce que l’on ressent en dialoguant avec ce Monsieur bien particulier, c’est que son objectif est surtout de remettre l’humain au centre du débat. Il partage une certaine philosophie de l’existence, personnelle, construite au fil du temps, avec des références qui lui sont propres et une sensibilité étonnante aux belles choses pour cultiver des relations cordiales en toutes circonstances. Autant se haïr poliment, Sébastien Talon a forcément raison, et cette capacité à napper les choses d’un sirop participe à nos réussites professionnelles, nous le savons tous. Ainsi l’anecdote évoquée lors de l’entretien, au sujet de l’arrivée remarquée d’un stagiaire « très bien élevé », qui fera systématiquement « la différence », face à un autre du même niveau d’études, « qui n’a aucune éducation ».

Le professeur des Bonnes Manières à la Belle École insiste et souligne sur ce qui prime avant toute autre chose : la personne en tant que telle, la matière « humaine » au sein du cercle de son réseau, puis d’un ensemble plus vaste de communautés aux liens tentaculaires, divers et variés. C’est qu’il s’agit de mieux vivre ensemble, un modus operandi d’ordinaire transmis par la structure familiale, un bel héritage qui fut apparemment le sien, d’après ce qu’il confie discrètement de ses origines de l’Europe de l’Est. On sent bien que sur le terrain des bonnes manières, la notion d’intimité est cultivée avec soin, protégée dans un cocon précieux. Ce qui n’enlève rien au charme du personnage à l’allure chevaleresque qu’il défend, confortablement installé sur la banquette de la maison Boissier, située sur l’avenue Victor Hugo, à quelques minutes du quartier de l’Étoile à Paris. Un endroit que notre magazine apprécie beaucoup pour ses confiseries et autres gourmandises chocolatées, est-utile de le préciser ?

Sébastien Talon souligne le contenu de ses interventions auprès de marques prestigieuses, notamment sur le segment du Luxe, avec la pédagogie proposée aux équipes commerciales au sein des plus belles boutiques de la capitale française. Sa capacité à appréhender une clientèle internationale, anticiper ses attentes, ne pas en faire trop, ou pas assez, adopter la bonne attitude, les bons mots et surtout ne pas oublier la personne que l’on reçoit, si elle est fidèle. L’accueillir comme si c’était la première fois, quoi qu’il advienne, avec le même soin, la même délicatesse, une personnalisation toute en finesse, la même attention.

Que dire de plus ? Que l’univers du Luxe retrouve ainsi ses vraies valeurs et son humanité, en comptant sur ce type de personnes qui tissent des liens sur-mesure, adaptés à chacun, pas en série, identifiables… La grille de lecture de Sébastien Talon coïncide parfaitement à celle que Luxe Calme & Volupté Magazine défend bec et ongles depuis son lancement en 2009. Merci à la Belle École d’avoir trouvé la perle rare et de nous l’avoir présentée !

Pour prendre rendez-vous avec Sébastien Talon :

www.labelleecole.fr

Interview réalisé à la Maison Boissier :

www.maisonboissier.com

 

 

 

Alain Dominique Perrin: Passionné avant tout.

Inattendu
Rencontre

Homme de passions et de combats, globe trotter qui n’a pas sa langue dans sa poche, Alain-Dominique Perrin n’est pas un homme comme les autres. Il aime rendre hommage à la création vivante, l’encourager et la défendre. Aujourd’hui, après avoir effectué la plus grande partie de sa carrière dans le monde du luxe, Alain-Dominique Perrin a décidé de mettre son talent, son énergie et ses convictions, dans une nouvelle aventure : les « campings-chics »… Rencontre pour essayer de découvrir ce qui fait encore courir ADP (pour les intimes) !

Votre dernière marotte : le concept du “camping chic”. Quelle drôle d’idée !

Alain-Dominique Perrin : C’est une histoire assez drôle qui m’est tombée dessus tout à fait par hasard… si toutefois le hasard existe !? J’ai une maison à Noirmoutiers depuis très longtemps avec un camping pas très loin qui n’avait rien de glamour croyez moi. Il y a quelques années, le maire est venu me voir en me disant que la concession des campings allait bientôt arriver à échéance, ce qui n’était pas pour me déplaire, n’ayant qu’une envie : le faire disparaître. Mais son idée était toute autre, il souhaitait que ce soit moi qui la reprenne. De prime abord, cela ne m’intéressait nullement et de plus ce n’était pas mon métier. Mais il a lourdement insisté me disant que de toute manière ce serait un appel d’offres et que 6 ou 7 candidats seraient mis en concurrence. Finalement j’ai cédé. J’ai embauché un jeune gars au chômage qui avait bourlingué un peu dans le loisir et l’hostellerie de plein air et nous avons discuté un long moment sur le projet que nous pourrions présenter. Je voulais une idée de qualité et écologique car ce camping existant a massacré la dune et salopé la nature depuis plus de trente ans. Nous sommes arrivés avec un projet très opposé à ce qu’il y avait, le principe étant que l’on reconstituait la dune comme elle était à l’origine, ce qui était un travail colossal car une dune est quelque chose de très fragile. Les dunes sont par définition battues par la mer et par le vent, on y plante donc pas n’importe quoi. Nous avons planté 4000 arbres, nous avons viré l’intégralité des mobiles-home qui sont pour moi des horreurs absolues qui dénaturent le paysage pour les remplacer par des « habitats » en bois et en toile. Tout ceci est mobile et peut être enlevé à souhait pour planter des arbres, préserver les biotopes, etc. J’ai également fait créer des tipis par un corse, cela m’a été inspiré par certaines photos de Curtis du début du XXe siècle, que je collectionne. Il photographiait beaucoup les indiens. Ces tipis ont séduit beaucoup de gens –y compris la presse !- et l’histoire était lancée. Aujourd’hui, on y trouve aussi des tentes de tailles diverses et ayant différents niveaux de confort. Nous travaillons beaucoup sur la notion de service et de confort tout en respectant la nature. Le camping est souvent un massacre de la nature, alors que ce que je propose est une vraie alternative au rapprochement avec la nature, tout en offrant un service de luxe à ceux qui y viennent. Point positif de cette Opération, plus de 70% des gens qui fréquentent mes campings ne sont absolument pas des adeptes du camping, mais plutôt des bobos du Sud-Ouest, de Paris, de Lyon, venus vivre une expérience en famille.

Que viennent chercher les gens dans un camping comme le votre qu’ils ne trouvent pas dans un hôtel de luxe ?

ADP : Il y a un phénomène intéressant révélé par une étude que nous avons faite, qui est que 64% des gens venus l’année dernière n’avaient jamais campé. Je pense que les gens ont besoin d’un rapprochement avec la nature sans négliger le service.

Auriez vous créé un nouveau “must” ?

ADP : Non ce n’est pas un must. C’est un nouveau concept que j’ai lancé malgré moi et qui marche très bien. Aujourd’hui ce concept se développe, je suis sur le point d’en signer un troisième comme je vous l’ai dit, et j’en ai deux autres en projets dans la région de Cahors dont un dédié au cheval.

 Quelle est votre définition du luxe ?

Le luxe, je ne le définis pas. La seule chose que j’accepte de dire c’est que le luxe a une valeur relative. Le luxe étant par définition une notion personnelle, chacun trouve son luxe !

Et votre regard sur le luxe aujourd’hui ?

ADP : Je porte sur le luxe un regard bienveillant, très positif et très optimiste.. Le luxe existe depuis la nuit des temps et n’est pas prêt de s’éteindre. Depuis la révolution française, la civilisation s’est enrichie dans le monde libre. Mais, je confirme que la mode pour une grande majorité est doucement sortie du luxe. Elle s’est banalisée et est beaucoup plus prêt-à-porter que haute couture, même s’il y a encore quelques grands couturiers qui appartiennent toujours au monde du luxe au sens propre, mais nombreux d’entre eux ont rejoint la cohorte du prêt-à-porter. Je l’exprimais déjà il y a plus de 20 ans. Il était clair pour moi qu’au fil des années la mode se séparerait du luxe. La différence est aujourd’hui difficile à faire entre Zara, Mango ou Uniclo qui ont envahi le marché. Par ailleurs les quelques grands couturiers qui restent, hormis Jean-Paul Gaultier, ne sont pas français… Yves Saint Laurent est mort et ce fut l’un des derniers géants. En dehors de cela, les domaines de la joaillerie, de l’art, de l’automobile, des bateaux, de l’immobilier se sont considérablement renforcés et développés. Tous ces secteurs ne se sont jamais mieux portés. La seule condition pour pérenniser le luxe c’est la créativité, car sans création, il n’y a pas de luxe..

Vous avez, au cours de votre carrière été souvent controversé. Cela fait-il parti du jeu ?

ADP : Honnêtement, je n’en fous. Je suis controversé et c’est normal. Je n’ai pas que des amis, mais je n’ai pas beaucoup d’ennemis non plus. J’ai aussi une faculté d’indifférence, à l’envie et à la jalousie. Je suis quelqu’un de franc et de direct. Je ne pratique pas la langue de bois. Je suis un ancien rugbyman, ne l’oublions pas ! Je pense être un mec gentil mais on ne peut pas plaire à tout le monde. Je ne m’attache pas aux valeurs artificielles et superficielles. J’aime la rigolade, les soirées entre copains, la chasse – la vraie-, la voile bref : les valeurs du terroir.

 Qu’est ce qui fait courir Alain-Dominique Perrin ?

ADP : Si seulement je le savais ! (rires). Je crois d’ailleurs que je ne l’ai jamais vraiment su, et c’est probablement pour cela que je suis incapable de m’arrêter. Ceci étant, ce qui me motive c’est d’entreprendre…

Claudio Colucci : Innovant et plein de gaîté…

Design

Pour Claudio Colucci, les formes évoluent sans cesse, offrant ainsi un infini de possibilités. D’origine italo-suisse, il a fait ses études en France. Doté d’une forte créativité, il a su apporter un souffle de gaîté, de sensualité et d’humour dans le design. Rigoureux et innovant, le créateur s’inspire de ses nombreux voyages, de la culture manga et des surréalistes –un mouvement que Claudio Colucci affectionne particulièrement. Touche à tout de talent, ses réalisations sont nombreuses, architecture d’intérieure, scénographie ou design d’objets perturbant quelques fois l’utilisateur tant leur fonction semble éloignée de leur aspect. Immersion dans un univers sensuel et étonnant.

Quels sont les objets dans votre demeure qui vous touchent particulièrement ?

Les histoires que cachent les objets plus que les objets en eux-mêmes, je ne suis pas très matérialiste ni même collectionneur ou fétichiste. J’aime que les objets passent sans jamais marquer définitivement le temps. Un mouvement d’objet perpétuel et inexorable comme le temps. Les objets qui me touchent sont par conséquent très éphémère , ils disparaissent ou sont renouvelés.

Qu’est ce que le design pour vous ?

Un voyage mais avec du style !

Selon vous les designers peuvent-ils être des artistes ?

Certains oui, mais pas tous. Le travail du designer peut être considéré comme à l’exact opposé de celui d’un artiste ou au contraire très proche voir égal et sans vouloir faire de l’ironie et prétendre que tout est art. Je parle donc d’une personne faisant une œuvre dans un sens artistique puis, définir qui est un artiste et qui est designer. La frontière n’est pas toujours très claire dans un sens comme dans l’autre car un artiste, aujourd’hui, n’est plus une personne qui maîtrise un savoir, une technique et souvent il délègue l’exécution de son travail à des artistes, artisans ou industriels voir même le public. Le designer confie la fabrication à un tiers. Mais si le designer décide de s’exprimer avec émotion, dans un contexte qui n’est plus une réponse à un besoin, dans un contexte de production industrielle, alors le designer est un artiste.

Qu’est ce que pour vous le « mauvais goût » ?

Une absence de poesie.

Comment définiriez-vous votre lieu de vie ?

Multiple et transitoire.

Qu’est ce qui est essentiel pour vous dans un intérieur ?

L’art d’assembler les objets les uns aux autres dans une fonctionnalité poétique. C’est à dire que l’usage de chaque objet doit transcender sa fonction pour créer de l’émotion.

Quels sont les objets qui vous touchent dans une maison ?

Absolument tout les objets, du sofa a la casserole, de l’ampoule au tapis, absolument tout les détails me touchent, je regarde tout mais surtout l’art avec lequel ils cohabitent ensemble.

Quels objets vous suivent à chacun de vos déménagements ?

Pas grand chose, car j’aime tout recommencer et je ne quitte jamais tout à fait un lieu. J’ai une maison dans chaque ville ou je travaille, je ne déménage donc pas grand chose.

Quelle est votre pièce préférée dans une maison ?

Toutes les pieces mais surtout le plan de chacune d’elle en fonction des autres pièces et la gestion du passage d’un espace à l’autre, mais également l’orientation des fenêtres et des terrasses, le cadrage de celles-ci sur l’horizon. J’aime aussi l’espace entre les pièces ou les objets, cet espace qui ne semble pas avoir été meublé.


Quels sont vos objets de désirs ?

Les objets un peu mystérieux, ceux qui semblent cacher une double identité, une double vie.

Quel a été votre dernier coup de cœur ?

Une photo grand format d’une baigneuse Japonaise, de l ‘artiste Lucille Reiboz. L’image confond la longue chevelure noir ébène d’une femme japonaise avec la roche naturel du onsen et se joue des reflets de l’eau. Magnifique !

À quoi ressemble votre chambre ?

A chaque ville sa chambre, mais d’une manière générale je suis assez minimaliste, je cherche la pureté des choses, donc une chambre fonctionelle mais généreuse avec une touche d’émotion.

Diriez-vous que les architectes d’aujourd’hui manquent de puissance ?

Absolument pas, bien au contraire, ce sont plutot les clients qui manquent de puissance. Aujourd’hui tout est possible en architecture, les seules limites sont celles des commanditaires.

Etes vous « fan » de High-tech ?

Ni oui, ni non. J’ai un pied dans le passé et l’autre dans le présent mais la tête dans le futur.

Quel usage en faites-vous ?

J’ai toujours un sketch book avec moi, mais également un I-phone qui me sert aussi, j’utilise les deux. Mais je prends souvent en photo mes esquisses dans mes bureaux ( Tokyo-Paris-Genève-Pekin-Shanghai). Je suis connecté à toutes mes agences grâce a mon I-Pad ou MAC, je dirige ainsi à distance le management ou la DA. On vit une epoque incroyable, ici et là, maintenant et tout de suite, tout est possible.


Parlons « Luxe, Calme & Volupté », que vous inspirent ces trois mots ?

Un tableau, un poème, la recherche du plaisir des sens, de tous les sens.

Quelle est votre définition du luxe ?

Avancer en ne faisant rien mais avec style.

Quel est votre luxe ?

Prendre le temps de …

Quel est le luxe dont vous ne pourriez vous passer ?

Le silence

Volupté et sensualité vont-ils de pairs pour vous ?

Oui, je dirais que la sensualité est un certain degré de volupté.

Que vous inspire le plaisir des sens ?

Mon métier de designer. Je m’occupe de transformer le monde en un meilleur monde et celui-ci n’est sensible que grâce à nos sens. Je fais donc en sorte que les sens soient un plaisir au quotidien.

Honoré de Balzac disait : « La volupté, comme une fleur rare, demande les soins de la culture la plus ingénieuse ». Qu’en pensez-vous ?

Je partage son avis… avec une dose de culture et d’ingéniosité proportionnelle à l’effet recherché.

Vos projets ?

Ouvrir une agence à Shanghai et y vivre quelques temps avec ma famille.

Sortie de son ouvrage en septembre prochain aux Editions Norma
Exposition à la galerie PERIMETER du 7 septembre 2012 au 31 octobre 2012
47 Rue Saint-André des Arts  75006 Paris – Renseignements : 01 55 42 01 22

Laurent Guillo

Le Luxe à Discretion !
Mode | Laurent Guillo

Bercé par le rock-n roll et la soul music, Laurent Guillo est depuis sa plus tendre enfance un passionné de mode et donc de chaussures. Enfant, il se ballade des heures aux puces de Clignancourt avec son père, les yeux grands ouverts. Il s’imprègne de lignes, de matières et de tendances. Il y aura …ensuite le design automobile, puis d’autres expérience professionnelles puis enfin « La » rencontre avec le fameux Christian « un allumé de la patine », selon lui. Et c’est en 2006, que deux de ses clients aficionados de ses palettes de couleurs si personnelles, découvrant les ébauches de ce qui allait être sa 1ère collection, lui proposent de créer sa propre marque de souliers et de cuirs, destinés aux puristes.

Votre parcours est plutôt riche en expériences diverses, Qu’est ce qui vous a amené à la chaussure ?
J’ai commencé par être un jeune amateur et collectionneur, vendant d’ailleurs,moi même les plus fameuses marques anglaises, françaises et transalpines . Mais , rapidement je n’ai plus trouvé  » chaussures à mon pied « , préférant mes vieux modèles patinés au modèle uniforme proposés par ces chausseurs. J’ai donc commencés par dessiner mes propres modèles jusqu’à ce qu’un client, enthousiasmé par les patines que j’exécutais sur les souliers d’une autre marque, me proposa de créer ma propre ligne.

Pourquoi la chaussure comme mode d’expression ?
Il était plus aisé de faire rapidement la différence sur ce marché du souliers pour homme du fait de la grande différence de nos modèles, aussi bien dans leurs lignes et leur confort que dans leurs patines .

Que représente la chaussure pour vous ?
Une paire souliers est, avant tout un bel objet, au même titre qu’un meuble, une voiture ou encore une montre, il peut très bien faire parti d’une collection sans jamais être porté !

Quelle difference pour vous entre chaussure et soulier ?
A l’origine le soulier est forcément bas et monté sur  une semelle rigide, la chaussure représentant pour sa part toute forme de chaussant. On fabrique une chaussure, alors que l’on dit du soulier qu’il est monté ( tout comme une montre ou encore un meuble ) faisant ainsi ressortir le côté artisanale de la chose .

Pourquoi avoir choisi de faire du « sur mesure » ?
Nos souliers ne sont pas sur mesure mais leurs patines peuvent être personnalisées à la demande  les rendant ainsi unique en leurs genres. Quand à ma passion pour la Grande Mesure, seul le travail à la main de l’artisan, est capable de marier confort et esthétisme. Certain de mes clients pourtant aguerris  et respectés m’avoue avoir l’impression de changer de peau après avoir enfilés nos créations, je partage avec eux cette étrange sensation !

Quelle est votre definition du luxe ?
Mise à part le côté exclusif et onéreux   Le luxe est également associé au confort aussi bien dans sa vie, dans ces souliers, dans ces vêtements, que dans son auto ou encore son domicile. Concernant vêtement et souliers, celà est très souvent grâce à l’habileté et l’ingéniosité de l’artisan, donc du » fait main » que ce mariage existe !

Qu’est ce qui vous inspire dans vos créations ?
Les couleurs me donnent des idées de courbes et les courbes m’ incitent à tenter de nouvelles couleurs !

Vous êtes très connu pour vos très belles patines. Qu’ont elle de si particuliers ?
La patine n’est  à l’origine que l’altération progressive de la couleur du cuirs ou du bois , dans le temps. Après maintes et maintes recherche et de nombreux souliers, sacrifiés j’ai mis au point une technique permettant d’ accélérer ce phénomène ,nous permettant, ensuite d’y introduire nos cires teignantes aux couleurs  exclusives, mises au point pour L.GUILLO  par un formidable artisan ,les rendant de ce fait, introuvable dans le commerce.

Vous ne créez que pour les hommes, pourquoi ?
Il n’y a que pour les souliers ou je me limite à l’homme,en effet concernant la maroquinerie et les vêtements de peaux et de cuirs (exotiques pour la plupart ), je crée également de très belles pièces pour femme.

Vous venez d’ouvrir une boutique à Monaco, pourquoi là et pas à Paris ?
Paris représente d’avantage une immense vitrine permettant d’imposer des marques dans le but de les vendre dans des places internationales plus régulièrement fréquentées par cette riche clientèle. Monaco est l’une des plus luxueuses de ces places ,on peut y trouver les pièces les plus belles et les plus chères ainsi que les clients les plus nantis de la planète.

Recemment vous avez collaboré avec Ron Arad, pouvez vous nous parler de cette expérience ?
Je n’ai toujours pas rencontré  Ron ARAD, mais les propriétaires de la Galerie ARUM’S  Elsa Lemarignier et Nathalie Pasqua, commanditaires avec l’accord de l’artiste , des différents modèles sur lesquels je travaille, m’ont avoué que celui-ci adorait le mariage de ses créations et des patines que nous exécutons sur celles-ci. Que demandé de plus que les compliments du plus grands des designers de notre époque.

Vos projets ?
Pouvoir satisfaire nôtre formidable clientèle dans les plus beaux endroits de cette planète !

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