Cyrille Varet, L’Art de dessiner l’espoir

Nous avons rencontré le designer Cyrille Varet dans son show room, installé sous le viaduc des Arts, près de la place de la Bastille à Paris. Un artiste autodidacte dans la sphère du mobilier contemporain, dont l’ empreinte visuelle et créative est décelable, grâce à son matériau de prédilection : l’acier. Il pioche dans des univers tout aussi ludiques que le sont le théâtre, la télévision ou encore le cinéma.

Designer altruiste, Cyrille Varet aurait pu continuer ainsi son chemin tout dessiné, mais c’était sans compter sur son destin, qui lui fit rencontrer il y a dix ans, une toute autre réalité : l’épidémie du sida en Afrique. A partir de ce moment là, sa vie artistique prend un tournant déterminant ! Des projets, des associations franco- africains voient ainsi le jour, et donnent naissance à des ampoules originales dessinées et crées par des femmes séropositives. De ce croisement culturel entre différents mondes, se singularise pour le jeune créateur, d’une manière indéniable, une notion de “design solidaire”, qui permet à ces femmes de générer des revenus, se réinsérer socialement et surtout, de retrouver une dignité dans un pays fortement touché par le virus du sida.

Portrait réalisé par Sandrine Gaillard et Jean-Baptiste Derieux

Dominique Lonchant : L’Art de Respirer !

BIEN-ETRE
OPINIONS

Dominique Lonchant sait que son sinueux parcours est empreint d’une implacable logique. Il pense qu’une des premières choses nécessaires à la compréhension de notre existence, est de nous ouvrir au monde. Il faut pour cela venir bout de certaines barrières. La plupart de ces empêchements nous donnent l’impression que nous sommes une pièce unique, avec des pensées, des goûts, des buts précis nous différenciant les uns des autres. Ces barrières représentent l’attachement aux choses matérielles, à certaines personnes, à certaines idées et certaines croyances. Son point de vue peut être partagé, défendu, ou simplement contredit, là n’est pas la question ; il n’a jamais essayé de persuader qui que ce soit. Après tout, on n’est jamais sûr de rien ! Et qui sommes-nous pour prôner une vérité ? A l’occasion de la sortie de son livre aux éditions Chiron, nous avons rencontré ce personnage hors du commun.

LCV \ Qu’est ce que le « Pranayama Yoga » ?
Dominique Lonchant : C’est l’Art de Respirer.

LCV \ Quelle différence entre « le Yoga » et le « Pranayama Yoga » ?
Dominique Lonchant : Mauvaise question (lol)… On est dans l’etat de yoga lorsque l’on a réussi à équilibrer le corps et l’esprit.

LCV \ Qu’est ce qui vous a incité à travailler ainsi sur la respiration ?
Dominique Lonchant : Respirer est la plus importante chose qui soit, davantage qu’une overdose d’exercices physiques. Même de grands sportifs actuellement meurent lors de leurs activité, tout simplement parce qu’ils n’apportent qu’une importance mineure à leur cohérence respiratoire et cardiaque.

LCV \ Qu’est ce que la méthode Lonchant ?
Dominique Lonchant : La méthode « Lonchant » est une méthode respiratoire simple et efficace, permettant un contrôle respiratoire presque parfait visant à permettre au cœur d’être suffisamment approvisionné en oxygène afin que le cerveau puisse bénéficier de cet apport. Si le cerveau n’est pas suffisamment oxygéné grâce à des respirations lentes et profondes (le but est de pratiquer certaines positions en respirant de façon lente et profonde et d’avoir une expansion thoracique maximale), un fort risque d’apnée du sommeil est à prévoir, et c’est pendant le mauvais sommeil que le cerveau créera des maladies cardio-vasculaires, ainsi que le diabète (nombreuses sont les personnes souffrant de diabète ronflent, donc souffrent d’apnée du sommeil).

LCV \ Vous dites que respirer est un art… c’est surtout vital, non ?
Dominique Lonchant : Oui en effet, la respiration est un art, car lorsqu’une bonne respiration est rétablie on accède à des états physique et mentaux auxquels nous ne pensions même pas. Bien respirer est une porte d’accès aux idées nouvelles, à la sensation du mieux être, au sourire, à l’acceptation des autres. La notion « vitale » de la respiration est une notion que souvent nous perdons à cause de facteurs physiques. Nous développons de mauvaises habitudes respiratoires sans même nous en douter. Nous adoptons de mauvaises positions qui diminuent la capacité pulmonaire et raccourcissent notre souffle. Nos conditions de vie sociale sont également préjudiciables à notre santé et à notre système respiratoire. Une position avachie dans un fauteuil, des matelas qui bien qu’ils soient supposés être parfaitement adaptés à notre morphologie, ne le sont en réalité pas du tout. En résumé, je pense que le « luxe » dans lequel nous vivons « oppresse et tue ».

LCV \ Serait-ce à dire que nous respirons de manière superficielle ?
Dominique Lonchant : Oui… c’est le résultat d’une vie « luxueuse ». Tous les produits de consommations visent à nous rendre totalement inactifs voir « sourds ». Nous sommes devenus tellement repliés sur nous mêmes, que nous ne sommes plus capables de communiquer. 70% des gens vivent avec un iPod collé aux tympans. « Excusez-moi d’exister… » (Sourires)

LCV \ Pensez-vous que l’énergie spirituelle soit obtenue par le souffle ?
Dominique Lonchant : oui tout à fait… Rien de tout cela n’est contenu dans des livres ou un enseignement. Pour moi, personne d’autre que nous-même n’est le mieux indiqué pour cela. Respirer correctement nous mène à bien des réponses, tout simplement parce que nous permettons à notre cerveau de fonctionner de la façon la meilleure qui soit…

LCV \ Je vous ai entendu parler de préceptes yoguiques. Quels sont-ils ?
Dominique Lonchant : C’est exact. Ces préceptes Yoguiques sont au nombre de 7. Ils constituent en réalité la route que suit un être humain qui est en parfaite concordance avec l’univers et son environnement. On y parle de dignité de soi et du respect de chaque parcelle constituant le monde. Les voici : Sois sain de corps, contrôle ton souffle, car il te mènera vers ton esprit. Ne laisse personne t’influencer au profit d’une idéologie, d’une philosophie, d’une politique, d’une secte ou d’une religion ou de lui-même. Aime et respecte les êtres vivants ainsi que les végétaux et les minéraux. Sois attentif aux besoins de chacun et porte ton secours à la mesure de tes possibilités. Sois sensible à l’Univers en détresse et par ta conduite, applique le remède que tu peux proposer. En aucun cas tes choix de conduite ne doivent entraver la liberté d’autrui.

LCV \ Vous dites que 15mns de pratique par jour suffisent ? C’est peu !
Dominique Lonchant : Pour apprendre à bien respirer, oui, une pratique de 15mn quotidienne pendant deux mois est suffisante. Ensuite la machine fonctionne toute seule. Puis, il suffit de pratiquer une maintenance d’une à deux fois par semaine…

LCV \ Vos pratiques de respiration sont-elles faciles à intégrer dans notre quotidien ?
Dominique Lonchant : Celui qui trouve cela difficile n’a en fin de compte pas trop envie de respirer mieux…

LCV \ Quelle est votre philosophie ?
Dominique Lonchant : J’invite les autres à bien respirer… Ma philosophie, c’est aussi celle des autres.

Cours personnel ou en petit groupe sur demande :
Mail : dominiquelonchant@ymail.com
Phone : +33 650 550 858
Pour en savoir plus : www.methodelonchant.com

Une histoire gourmande

MAROC

Liens de cœur et de culture, liens d’une histoire méditerranéenne, liens des saveurs et des couleurs, le Maroc et la France sont liés par un amour de l’art de vivre dont l’art du bien manger n’est pas le moindre.

La cuisine marocaine, son histoire, ses origines, son actualité, est sans nul doute la plus riche et la plus passionnante de toute l’Afrique du Nord. Une cuisine qui puise ses racines dans un lointain passé qui a su perdurer jusqu’à aujourd’hui. Une cuisine de la mer, de l’Atlantique et de la Méditerranée, une cuisine de la terre, des plaines et de l’Atlas, mais aussi une cuisine de l’ascétisme par l’école du désert. Suivant les régions et les paysages, des climats différents en font la variété et la richesse. Une cuisine de la subtilité mais qui n’a pas peur des saveurs marquées, de l’équilibre du salé, du sucré et des épices, de la variété des produits, et surtout une cuisine de femmes. Des femmes qui apprennent, qui savent et qui transmettent cette cuisine sensuelle et nourricière.
C’est tout ce Maroc gourmand et gourmet que Fatéma Hal fait connaître et aimer depuis des années dans son restaurant parisien, le Mansouria, puis dans des découvertes sur place au Maroc. Une histoire et une actualité qu’elle a voulu conter à travers un lien entre le Maroc et la France, entre Paris et Rabat. Associée au Sofitel grâce à sa rencontre avec Dominique Colliat, directrice générale Europe, Moyen-Orient et Afrique, toutes deux ont instauré un pont gourmand entre le Sofitel Paris Le Faubourg et le Sofitel Rabat Jardin des Roses, véritable havre de sérénité entouré d’un immense parc andalou, dans un quartier prestigieux de la ville.
Dans ce cadre idyllique, les plats préparés par Fatéma Hal et Thierry Vaissière, chef du Sofitel Paris Le Faubourg, ne pouvaient que séduire et enchanter. Soupe d’escargots aux écorces d’orange séchées, un souvenir d’enfance de Fatéma, à Oujda ; farandole de salades, de fèves, de pois cassés, de courges, de tomates entourées d’une purée d’olives noires, d’asperges, le tout lié par la présence subtile mais efficace de la menthe sauvage. Le couscous, incontournable, souvent au poisson dans la ville de Rabat ; le tagine de poulet et son collier de figues ; le veau à la fleur d’oranger et ses légumes confits à l’huile d’argan ; et enfin les douceurs, une des forces de la gastronomie marocaine, dont une tarte fine au citron confit ou des cornes de gazelle à la glace aux amandes. Les vins marocains progressent et le thé à la menthe est toujours le meilleur du monde. On se souviendra longtemps de Fatéma Hal, rayonnante, heureuse de faire plaisir et de montrer sa culture et son savoir-faire, le sien et celui de son pays. Pari réussi.

Rencontre avec Fatéma Hal

LCV : Qu’est-ce qui motive votre passion de la gastronomie de votre pays ?
Fatéma Hal : Avant tout, il faut aimer ! Aimer les gens surtout, et c’est mon cas. La curiosité est aussi essentielle pour découvrir et faire découvrir. Mon métier me pousse vers les gens et je me rends compte que je deviens une véritable voyageuse dans tous les domaines. Quand on a envie, il n’y a pas de limites. Toute ma vie, je crois, est rythmée par le goût.

La cuisine marocaine est une cuisine de femmes, une cuisine nourricière et de tradition. Cela n’empêche-t-il pas une évolution de la cuisine ?
Le problème, je crois, n’est pas à ce niveau. Il y a des gens qui cuisinent uniquement pour nourrir mais il y a aussi des gens qui ont créé la pastilla. On ne crée pas un plat comme cela uniquement pour nourrir ! Ce sont de grands artistes qui peuvent mettre au point un tel plat. Au Maroc, dans chaque quartier des villes et des villages, il y avait et il y a encore des cuisinières qui font mieux que d’autres et qui améliorent sans cesse les choses. Ces cuisinières étaient très demandées pour les grandes fêtes et les grands repas. Il y a toujours eu, comme partout, ce décalage entre le quotidien et la création. Entre le savoir-faire et le talent.

Pourquoi les hommes ne rentrent-ils pas en cuisine au Maroc ?
Ils y rentrent mais pas dans la bonne ! Il y a la cuisine de la maison et celle de la rue. Cette dernière est celle des hommes avec des recettes qu’eux seuls font et savent faire, comme les beignets par exemple. Les méchouis sont faits par les maîtres du feu. Alors que la cuisine de la maison est faite par les femmes. C’est à cause de la tradition et de la religion qu’elles ne travaillaient pas dans les restaurants. Aujourd’hui, elles commencent à y venir. De plus, il faudra que la tradition soit relayée par la formation. Nous ne sommes pas encore au bout de la cuisine marocaine et de son évolution. C’est très touchant car il y a un côté très sentimental dans notre cuisine.

N’avez-vous pas envie de fédérer toutes ces tendances grâce à votre notoriété ?
J’ai essayé. J’essaye avec mes livres, mais c’est long et fastidieux.

Sofitel Rabat Jardin des Roses
Quartier Souissi
10 000 Rabat
Tél : (212) 537 675656
H6813@sofitel.com
192 chambres à partir de 175 € – 37 suites
3 restaurants
Spa – fitness – piscine

Le Mansouria
11, rue Faidherbe
75011 Paris
Tél : 01 43 71 00 16
Fermé dimanche, lundi midi et mardi midi
Carte : 45 € environ

Le coaching, un luxe ?

COACHING | Opinions

Diplômée de l’IEP Paris en 1989, elle débute sa carrière dans la finance (Standard & Poor’s, Thomson multimedia) avant de s’orienter vers la communication financière, en tant que consultante pour des sociétés cotées ou en pré-IPO et comme Directeur des relations investisseurs (Cap Gemini, Gecina). Elle participe à la création d’une start up (Infinancials \ diffusion d’informations financières sur internet), effectue des missions de recrutement en finance d’entreprise pour un cabinet parisien… Toujours en proximité avec les décideurs entrepreneurs, dirigeants, membres de comité de direction). Parallèlement, un important travail de développement personnel l’a conduit au fil des années, à expérimenter les champs de la thérapie verbale, corporelle et enfin du coaching. Coach (formation Mediat Coaching) depuis 2010, elle accompagne ses clients sur des problématiques de transition professionnelle, de communication interpersonnelle et de leadership. Intervenante auprès de l’association Force Femmes, elle y anime des groupes de coaching collectif.

La médiatisation relative du coaching, ses formes multiples, l’emploi généralisé du terme pour désigner des pratiques frontalières et pourtant différentes telles que le conseil ou la formation, contribuent à rendre son existence familière en même temps qu’en brouiller les contours. Aussi faut-il préciser ce dont il s’agit ici. Je conçois le coaching comme l’accompagnement d’une personne sur le chemin d’un accomplissement, qu’il soit d’ordre personnel ou professionnel – ce que l’on appelle couramment atteindre un objectif. L’accompagner signifie se tenir à ses côtés, sans la devancer ni la perdre de vue. Ce chemin particulier devient unique et appartient à celui ou celle qui le trace.

Quant au luxe, il renvoie tout ensemble à l’abondance, la profusion, la somptuosité, le raffinement mais aussi au caractère de ce qui est rare, exceptionnel, et le plus souvent, d’un coût élevé. Il est aussi ce qui suscite le désir, parfois même nourrit le fantasme. En réalité, chacun en a sa propre définition selon ses habitudes de vie, son environnement culturel, ses valeurs, ses rêves… bref, sa grille de lecture du monde.

On voit ainsi se dessiner un lien possible entre coaching et luxe : le caractère unique, éminemment personnel, de l’expérience, et l’irréductibilité à une définition convenue, un modèle normé, ou une trajectoire pré-établie. Dans la relation qui se noue entre le coach et son client, ce dernier se dégage progressivement des contraintes du prêt-à-penser, de l’urgence, de la performance quantifiée qui, entre autres, dominent le champ social et professionnel et contribuent à occulter l’énergie du désir. Or c’est elle que le client vient (re)trouver et, avec elle, la capacité à agir.

Si le coaching est un luxe, c’est celui d’un échange dans lequel demeurent possibles et vivables le doute, la peur, le non-savoir, le silence. L’accueil, sans a priori ni jugement, de ce qui est – c’est à dire des matériaux intellectuels, émotionnels, sensoriels amenés par le client en séance – ouvre un espace dans lequel ce dernier va élaborer des solutions nouvelles et se mettre en mouvement. Le coaching a ses écoles, ses chapelles, ses outils, ses méthodes, et même ses modes. Pour autant, son efficacité véritable tient avant tout dans la co-création, par le coach et son client, de cet espace où chacun d’eux expérimente le luxe d’être soi en présence de l’autre.

Un autre versant du rapport entre luxe et coaching est celui de l’argent. Sujet complexe qui renvoie à l’appréciation de la cherté d’un produit ou d’un service, elle-même résultant de nombreux paramètres d’ordre individuel et collectif, objectifs et subjectifs, conscients et inconscients. Autant dire que cette appréciation est, elle aussi, extrêmement personnelle… Ainsi pour certains, un après-midi de marche solitaire en forêt, téléphone éteint, hors des bruits de la ville, peut constituer un véritable luxe, dont le coût est pourtant quasi nul !

Les tarifs du coaching varient d’un professionnel à l’autre et en fonction du contexte (financement par le coaché/par un tiers, taille de l’entreprise, enjeux du coaching, etc) ; ils se situent dans une fourchette comprise, grosso modo, entre 70 euros et 500 euros l’heure de coaching.

Posée en termes financiers, la question centrale est celle de l’appréciation du retour sur investissement : cela vaut-il la peine de dépenser quelques centaines ou milliers d’euros pour résoudre tel problème ? Sans compter le temps (de travail ou personnel) et l’énergie à consacrer à l’exercice. La réponse, là encore, ne peut être généralisée : une demande de coaching s’inscrit dans un contexte précis, à un moment particulier de l’évolution d’un individu ou d’une organisation. L’un ou l’autre ont généralement déjà cherché, expérimenté des solutions qui se sont avérées inopérantes et la démarche de coaching est mûrement réfléchie. Il n’en reste pas moins vrai que pour un particulier, elle suppose un certain niveau de revenus. On voit bien la difficulté, pour des personnes au chômage, en fin de droits, disposant de revenus faibles, de faire appel à un coach alors même qu’elles en ressentent le besoin. Quant à ceux qui peuvent envisager financièrement un coaching, reste alors la question du choix délibéré de consacrer une fraction de leurs revenus, pendant un temps donné, à cette expérience particulière.

La question de départ pourrait finalement se reformuler ainsi : le coaching, luxe ou nécessité ? Et la réponse pourrait être : si le coaching partage avec le luxe de faire miroir au désir, alors ce peut être, parfois, une nécessité…

CharlÉlie … FORt rEVEUR !

NEW YORK CITY
ART

Avant tout connu en France, comme musicien, CharlÉlie se revendique surtout comme un artiste “multiste”. Installé depuis plusieurs années à New York, il a été séduit par cette ville excitante et ouverte à l’art et à la création. Parce que là-bas, n’être personne lui ouvrait mille et un possibles, tout son travail tournera très vite autour de la notion de reconstruction… Il a réinventé sa vie avec ce mélange de blues et de poésie qui caractérisait déjà sa musique. « Rockeur », peintre, photographe, compositeur engagé, sa seule religion est l’art, et le rock avant tout un état d’esprit. Son talent est hybride et fait de lui un artiste complet et atypique. En tournée depuis janvier 2011, CharÉlie nous accorde un entretien en toute amitié…

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur l’album “Fort rêveur” ?
Hmmm….

La couleur musicale de cet album semble plus sombre, plus rock ?
On vit dans un monde contrasté. L’ombre est d’autant plus profonde que le soleil brûle certaines zones…

En 1981 vous disiez : « l’Art Rock existe car le Rock est une pensée ». Etes vous toujours d’accord avec cela ?
L’Art est un mouvement de l’âme, oui. Le rock aujourd’hui n’est plus aussi ultime que dans les années 80, mais il est un des moyen de faire passer des idées.

Vous avez choisi de mettre cet album en vente sur “Vente-privée.com”, pourquoi ?
Il sera même sous un forme de packaging collector que les maisons de disques avaient refusée… Vente privée étaient emballé par le projet. Je préfère travailler avec ceux qui m’encouragent et qui veulent y croire.

Qu’est ce qui vous a inspiré pour cet album ?
Ma peinture avait pris le dessus sur ma musique. Depuis cinq ans je me suis plus concentré l’expression visuelle des sentiments qui tournent en moi. J’écrivais des nouvelles on line aussi et parfois des chansons, et ça me suffisait. Et puis un jour, un ami m’a envoyé trios jeune musiciens qui ont frappe à la porte de mon artspace, on est allé répéter et c’est comme ça que tout à RE-commencé…

Pourquoi “FORt rEVER” ?
Parce que je suis comme ça. Une partie construite et un partie irrationnelle.

Vous vous définissez comme un artiste “multiste”, expliquez nous ?
Ça consiste à choisir le moyen d’expression le mieux adapté à ce que l’on veut exprimer, (écriture, art visuel ou musique). L’idée c’est que la création se situe dans une sphère du cerveau qui influence les différents “savoir-faire”.

Quel est votre regard sur la France depuis New York où vous vivez depuis quelques années ?
Je la comprends mieux,car les différences culturelles avec le pays où je vis aujourd’hui me semble maintenant plus évidentes, et constitutionnelles dans le vrai sens du terme.

Et plus généralement sur le monde ?
Ben.. euh tu vois, depuis que j’habite à New York , je ne me permets plus de juger le monde dans sa globalité. Les gens de toute la planète viennent pour travailler ici… Le travail est un lien. J’ai l’impression de mieux comprendre les autres.

Vous avez quittez la France pour vous réinventez et la musique vous a rattrapé comme une fée qui vous tire par la manche, avez vous dit ! Mais dans le fond, la musique vous a-t-elle jamais quitté dans le fond ?
Je ne sais pas si l’envie m’a quitté un temps… Mais l’envie n’étais plus la même. J’avais l’impression de devoir me justifier par rapport à ce que j’avais été.

Votre voix unique, votre regard sur le monde… Peut on dire qu’il y a une patte “CharlÉlie” ?
Si ma patte c’est ma voix alors je suis un drôle d’hybride…

Selon vous, où réside votre force ?
Je suis lucide et spontané autant que tenace et fidèle… Fort et Rêveur en quelque sorte.

CharlÉlie en 5 mots ?
Jeux-de mots / Fluo / Tempo / Phospho / Show ou Expo –

Vos projets ?
Tournée “FORt rEVEUR”, et dès que j’ai fini, revenir tenir ma galerie…

Sortie de l’album en magasin : Fin Janvier chez Believe/EMI – En tournée dans toute la France depuis janvier 2011 et sur les principaux festivals d’Été en France,
et au CASINO de PARIS les 10 et 11 juin 2011. Mais aussi Bordeaux, Nantes, Orléans, Charleville Mézières, Blois, Liévin, Saint Brieuc, Vitry le François, Mulhouse, Clermont-Ferrand…
En concert également en Belgique, en Suisse, au Canada.
 

Trophée des Légendes Perrier

INTERVIEW

Magnifique rencontre lors du Tournoi Roland-Garros 2011, avec Mansour Bahrami sur le Trophée des Légendes Perrier, dont vous pouvez découvrir la vidéo ci-dessous. Il a été à l’initiative en 1997, de la création de ce tournoi qui remet d’anciennes gloires du tennis sur la terre battue, durant la deuxième semaine de Roland-Garros. Un bonheur inouï pour les nostalgiques d’un tennis peut-être un peu plus festif, qui remonte à quelques décennies en arrière… Photo FFT

*Video:entretien avec mansour brahami à roland garros

Philippe Guillard … tout simplement !

Vidéo

Ancien rugbyman, figure du service des Sports de Canal+ mais également écrivain et co-scénariste des films de Fabien Onteniente, Philippe Guillard a décidément beaucoup de cordes à son arc. Avec “Le Fils à Jo”, il signe son premier film en tant qu’auteur et réalisateur. Alors, à l’occasion de la sortie du DVD, il se livre pour nous à quelques petites confidences…
 
Le succès de votre premier film « Le fils à Jo »* en tant que réalisateur est bien plus qu’un succès d’estime puisque vous dépassez le million deux d’entrées ?
Philippe Guillard : Mon premier objectif était de raconter une histoire en espérant que ceux qui iraient la voir, verraient l’histoire que j’ai voulu raconter. Alors bien entendu « faire des entrées » c’est formidable, c’est même énorme d’atteindre un tel score… je dirais simplement que j’ai une chance inouïe et j’en suis conscient !
 
Qu’est ce que cela change pour vous ?
Honnêtement ? Pas mal de choses… je suis plus serein et soulagé. J’ai toujours travaillé en solitaire, et le fait de faire ce film m’a donné la chance de mener à bien un projet d’équipe dans une ambiance magique.
 
Votre film est un film d’hommes qui plaît aux femmes. Qu’en pensez-vous ?
Je le sentais pendant le tournage. Il y avait beaucoup de femmes dans l’équipe et elles avaient beaucoup de tendresse pour les personnages. En fait, c’est une histoire d’hommes avec leurs humeurs, leurs sentiments, et puis surtout avec des vrais poils sur la poitrine…
 
Peu, voire pas de femmes dans votre film. Le monde du rugby est-il hostile aux femmes ? Ou seriez-vous un peu misogyne ?
Ah, je me demandais à quel moment viendrait cette question (sourires)… Il y a deux femmes qui jouent un rôle essentiel dans l’histoire. La mère qui n’est plus là mais dont l’ombre plane à chaque scène du film, et l’Irlandaise qui va quelque peu faire sortir l’ours Jo de sa caverne. En même temps le film s’appelle « Le Fils à Jo » et non « Les Femmes à Jo ».

Vous n’avez pas répondu à ma question : le monde du rugby est-il hostile aux femmes ?
Ah, vous êtes bien une femme, vous… (Rires.) Non, il n’est pas hostile aux femmes. Il y en a même qui disent que le monde du rugby est très ouvert aux femmes entre 1 heure et 5 heures du matin… Bien sûr, ce n’est pas mon avis !
 
Quelle est la part d’autobiographie dans ce film.
Inconsciemment j’ai sans doute utilise des choses que j’ai vécu avec mon père, à cette différence près que mon père pensait que j’allais devenir joueur de football alors lorsqu’à 14 ans je lui ai dit que je voulais faire du rugby, il m’a boudé pendant deux ans. Mais depuis les choses ont change et aujourd’hui il ne jure plus que par le rugby! Et puis le rugby c’est ma vie depuis près de 30 ans.
 
Qu’est ce qui vous a poussé à passer derrière la caméra ?
En travaillant pour Canal+, j’ai beaucoup joué avec les caméras, j’ai réalisé pas mal de sketches, j’écrivais, je pensais à la musique, à la manière de monter l’histoire… J’ai également fait des bandes annonces dont certaines ont été récompensées d’ailleurs… Bref, finalement sans m’en rendre compte, j’y pensais, j’en rêvais même, mais j’avais peur. Et lorsqu’on me l’as proposé pour “de vrai” j’ai été tétanisé… Ce fut le début des emmerdes … mais du bonheur aussi !!!
  
« Faire l’acteur », comme on dit, ne vous a jamais intéressé ?
Non, vraiment pas. Passer des heures à attendre pour dire trois phrases serait un vrai calvaire pour moi. J’ai déjà passé quinze ans de rugby à attendre le ballon sur mon aile, c’est bon.
 
Dans une interview donnée par Gérard Lanvin, il disait que le cinéma n’a plus de sensibilité. Etes-vous d’accord avec cela ?
Je ne sais pas. Mais c’est vrai que j’entends beaucoup cette phrase : « On ne fait pas de films avec des bons sentiments. » Eh bien moi, j’aime voir ces films-là. Dans Forest Gump, il n’y a que des bons sentiments et c’est un chef-d’œuvre.

Parlons « Luxe, calme & Volupté », que vous inspirent ces trois mots ?
Un très étrange cocktail dont il est assez exceptionnel d’en rassembler les ingrédients. Mais je dirais que la volupté amène le calme et que les deux sont un vrai luxe par les temps qui courent.

Quelle est votre définition du luxe ?
Pour beaucoup c’est un endroit ou un produit beau, rare et cher. C’est d’ailleurs assez souvent le parfait synonyme de ridicule. J’ai rencontré des gens accrocs au luxe à un tel point qu’ils se feraient greffer des valises Vuitton sous les yeux… Je suis très loin de tout cela même si je peux aimer passer un week-end dans un 5 étoiles. Mais franchement, pour moi le luxe, c’est déjà un hôtel Formule 1 quand on ne sait pas où dormir.

Quel est votre luxe?
De faire aujourd’hui ce que je rêvais de faire hier et de pouvoir faire vivre ma famille avec. Ça c’est un vrai luxe.

Quel est le luxe dont vous ne pourriez vous passer ?
La liberté de penser ce que je dis et de dire ce que je pense. Ca n’a pas de prix.

Êtes-vous plutôt calme ou plutôt agité ?
Franchement les deux à la fois. Plutôt très calme mais quand même bien agité à l’intérieur. Un peu secoué même.

Qu’est ce qui pourrait vous faire sortir de vos gonds ?
Qu’on touche à mes enfants… Qu’on touche aux enfants en général d’ailleurs.

Le mot qui vous adouci ?
Tendresse

Un geste pour vous calmer ?
Un sourire

Volupté et sensualité vont-ils de pairs pour vous ?
Bien sûr ! La sensualité amène forcément de la volupté.

Que vous inspire le plaisir des sens ?
Un besoin vital. Un produit de première nécessité comme l’eau, l’air et les cacahuètes…

Pensez vous qu’il faille pousser sa volupté jusqu’à la douleur pour être sur de l’avoir goûtée toute entière ?
Non, je n’aime pas faire mal alors du coup je n’aime pas la douleur. La volupté, ça doit rester voluptueux.

Honoré de Balzac disait : “La volupté, comme une fleur rare, demande les soins de la culture la plus ingénieuse”. Qu’en pensez-vous ;
Je crois savoir que Balzac est un grand romantique, qu’il a épousé une comtesse après lui avoir fait la cour pendant dix sept ans, le mec lâche rien ! En même temps tout ça, ce sont des phrases d’écrivains qui ne sont pas faciles à appliquer tous les jours. On dit ça de l’amour aussi, qu’il faut le cultiver au quotidien. Mais la vraie question qu’il faut se poser, c’est : que serait devenu le couple de Blanche Neige si son Prince Charmant était obligé de se lever tous les matins à 3h pour aller livrer du poisson à Rungis, histoire de gagner un peu de tune pour faire manger les sept nains et payer le loyer de la petite cabane au milieu de la forêt?? Je ne suis pas sûr que le soir, il ait eu le temps de cultiver la volupté, le Prince Charmant.

A voir
« Le Fils à Jo »
De Philippe Guillard, avec Gérard Lanvin, Olivier Marchal, Vincent Moscato, Jérémie Duvall, Karina Lombard…
DVD en vente depuis le 17 mai

ALCAZAR, LA SELECTION POP

Sortie le 30 MAI

La dernière sélection sexy et espiègle, de l’Alcazar, adresse mythique plantée au cœur du quartier parisien de St Germain, encadrée par les galeristes et les écrins de Jazz. Le lieu a fondé sa réputation sur des choix musicaux pointus et une personnalité sans compromission, définitivement moderne. Le CD – et ses 20 titres Pop -, est fidèle à l’ambiance festive et impertinente du Lieu, imaginé par Nicolas Beauvais & Nicolas Sorel, hôtes des soirées «nico en stéréo». A noter la présence exceptionnelle de Kitten on the Keys, et l’effeuilleuse héroïne du film de Matthieu Amalric “Tournée”, primé à Cannes en 2010, qui y présente un titre inédit «(it’s not a) pretty princess day».

OMNIVORE IN MOSCOW

BONS BAISERS D'ALIKA
MOSCOW

В Москву из Франции приехал Omnivore!

Всё! Приехали! Гости приехали!
Наконец-то случилась! Ура-ура! Главное событие!
В Москву из Франции приехал Omnivore!
Впервые в апреле 2011 года в Москве проходит международный гастрономический фестиваль – Omnivore Food Festival, главным героем которого станет Кухня Волшебных Мастеров!
«Omnivore» (в переводе с латинского «всеядный») – это международный фестиваль, проводимый с 2005 года во французском Довилле, а с 2009-го – и в Нью-Йорке. Omnivore – место встречи молодых талантливых шеф-поваров мира. Фестиваль не столько диктует, сколько отражает зарождающиеся новые вкусы – вкусы завтрашнего дня. Или диктует? Хорошо, пусть диктует!
Неделя международного фестиваля Omnivore в Москве открылась серией мастер-классов московских и иностранных шефов в Гостином Дворе, на площадке салона «Мир Ресторана» и завершится большим гастрономическим шоу на террасе «Стрелки» на Красном Октябре в пасхальное воскресенье 24 апреля. В течение недели приглашённые шефы предложат специальное меню в московских ресторанах – участниках фестиваля – в Dome, Ragout, «Стрелке» и Delicatessen.
Примечательно то, как москвичи и их иностранные друзья заранее подготовились к этому празднику: они забронировали все столики всех ресторанов на всё время работы всех заведений – от завтрака до ужина! Я узнавала: записывались по телефону и живьём кропотливо, день за днём, пока совсем не осталось мест! Это ли не успех? Москва любопытна, открыта и дружелюбна!
Фестиваль французской кухни Omnivore Food Festival был задуман несколько лет назад в противовес консервативности французской гастрономии – журналист Люк Дюбанше решил организовать в Довиле праздник молодой и креативной кухни, иногда идущей вразрез с привычными канонами. Идея фестиваля Omnivore Food Festival состоит в том, чтобы расшевелить общепризнанных известных шеф-поваров, предоставив им возможность взаимодействия с молодыми, малоизвестными, но талантливыми кулинарами. Люк Дюбанше, создатель Omnivore Food Festival говорит: «Omnivore Moscow – это первый этап в Omnivore World Tour. Международный гастрономический тур, который призван открыть новые кулинарные горизонты и таланты, это единственный возможный способ связать шефов всего мира со своей публикой, поделиться своими продуктами, техниками, культурами глобального кулинарного мира».
Браво, месье Люк!
И, несомненно – эти мастер-классы предназначены для людей заинтересованных, не безразличных, ищущих. Профессионалы и просто любители – люди, которых соблазняют такие мероприятия – это настоящие foodies – новомодный термин, обозначающий истинных ценителей еды! Гостиный Двор ждёт Вас! Это так просто. Каждый может купить билет и попасть в удивительную атмосферу фестиваля, чей слоган – «молодая гастрономия» – означает свободу мысли, не скованную никакими нормами и правилами.
К нам приехали: европейские и американские шеф-повара — Pitter Nilsson (ресторан, La Gazzetta, Париж), Carlo Mirarchi (ресторан Roberta’s, Нью-Йорк), Inigo Lavado (Inigo Lavado, Страна Басков, Испания), Ricardo Camanini (ресторан Villa Fiordaliso, Италия), Ola Rudin и Sebastian Persson (ресторан Trio, Мальмё, Швеция)! И выступят с московскими шефами Ильей Шалевым и Алексеем Зиминым (ресторан Ragout), Иваном Шишкиным (ресторан Delicatessen), Андреем Рывкиным (ресторан Dome), Виталием Карсаевым (кофейни Кофемания), Nathan Dallimore и Natalie Horsting (Стрелка-бар). Видите? В Omnivor участвуют самые передовые шефы мира, те, чья сумасшедшая фантазия рождает новые шедевры и открывает пространство для творчества каждому, кто влюблён в гастрономическое искусство. Поверьте – это так заразительно! Вы верите мне?
Итак… Начнём!
Первый день.
Первый час.
Выступает…
Иван Шишкин, шеф ресторана Delicatessen!

Московский фотограф, путешественник и повар. В далеком прошлом — химик, но за последние 15 лет успел поменять полдюжины профессий. Организовал дизайн-бюро, строил прототипы автомобилей, управлял баром, гонялся на мотоциклах, фотографировал, писал в журналы. В 2008 году занялся хлебопечением и кулинарией, проводил обеды в складчину, работал в качестве частного шефа, учился и играл в повара на профессиональной кухне. Год назад с друзьями открыл в Москве кафе “Деликатессен”.

Иван – тот самый волшебник! Он творит чудеса, которые может придумать только он один! Да и как такое в голову кому-нибудь ещё придёт? Есть, правда, несколько хороших парней. И они все здесь!!!

Репа, нагретая в масле (из жареных семечек) со жменей гвоздики и лавровым листом, а после обсыпанная кунжутом, обваленном в вассаби, на маринованном в чили диком горном луке!
Следующее блюдо получило своё название во времена, когда еще не было мясорубок и машинок для приготовления домашней пасты. Итальянцы делали своеобразную мясорубку, действующую по принципу пресса – торкио. Иван поехал в Италию и привёз себе – на работу, так сказать, – этот старинный агрегат! И показал всем нам, как эта штука работает. И получились чёрные толстые макароны из бородинского хлеба (один из самых популярных в России сортов чёрного ржаного хлеба, в состав которого помимо муки, соли и дрожжей входят солод и кориандр) – паста-торкио. И вот на неё непременно должна лечь только что изготовленная пареная репа. И ваши глаза от изумления и радости станут большими и круглыми… Не волнуйтесь, в данном случае глаза подобной формы и размера – это красиво. Да и мастеру похвала!
Суфле из топлёной рикотты с вяленой хурмой и вареньем из молодых сочных сосновых шишек, собранных в лесу в июне, совершенно добила не только зрителей, но и критиков, тем более что всем варенья не хватило и оставалось только завидовать счастливым обладателям шишки! Все фотокамеры в один миг сошли с ума в эту сторону!
Это пища – прекрасна! Всё – вкус, цвет, форма, размер! И я вас уверяю, когда придёт день, и вы из обыкновенного зрителя превратитесь в случайного или постоянного и желанного клиента, вы заплатите за это питание не все деньги мира, а сколько надо,( а надо не много), и это будет правильно. А то ведь кое-где бывает с самым обычным ужином и такое: возьмёшь иной раз луковый суп, отбивнушку с огурчиком и компот, а будет стоить такая ерунда совсем как лобстер, зарывшийся по самые клешни в чёрную икру!

Подождём, пока стихнут аплодисменты и «браво» московскому шеф-повару, погаснут вспышки камер и улыбки, разойдутся, намусорив, журналисты, почитатели и критики.
Я кое-что знаю… Дайте я вам это кое-то скажу – вам понравится. Если вы уже живёте в Москве или только собираетесь в наш город, если вы одиноки и вам холодно, или, наоборот, вы совершенно счастливы, а только лишь жажда и голод, я знаю, куда вам нужно отправиться – в гости к Ивану Шишкину и его молодым, красивым и весёлым друзьям, которые открыли это дивное место! Все идут в домашнее кафе Деликатессен! Садово-Каретная улица, дом 20/2, +7 495 6993952, http://www.newdeli.ru/

Теперь это и вы знаете.
Да… а вот чего вы ещё не знаете…
Что лучшие бургеры в Галактике – где? Да – и это тоже там!
Но об этом в моём следующем письме.
Ах! Забыла по беспамятству: вас не впустят без пароля! Как какой пароль?
Вы должны сказать так:
- Здравствуйте. Мы к вам. У нас голод и жажда. Вы нас ждали?
И не забудьте (поплакать :О) ) улыбнуться.

Целую и обнимаю вас.
Ваша Москва.

David Mothe, Le Balinais